Céréales Après un record à 219,50 €/t jeudi, le prix du blé se stabilise sur Euronext

AFP

Le prix du blé européen se stabilisait vendredi à la mi-journée sur le marché européen Euronext, après avoir atteint jeudi son record à la hausse depuis avril 2014, tandis que le maïs subissait des prises de bénéfice.

Prix du blé L'Europe devrait produire seulement 136,6 millions de tonnes de blé (tendre et dur) en 2018, soit une baisse de 15 millions de tonnes par rapport à 2017. (©Terre-net Média)

À 13 h 45 (11 h 45 GMT) vendredi, la tonne de blé gagnait 0,25 euro à 213 euros, sur le contrat de septembre, et gagnait 0,50 euro sur le contrat de décembre, à 213,75 euros, pour plus de 29 000 lots échangés. A la même heure, la tonne de maïs abandonnait 5 euros sur l'échéance d'août à 190 euros, et 1,25 euro sur celle de novembre à 195 euros, pour 480 lots échangés.

L'envolée du prix mondial des céréales se constate depuis fin juillet, aussi bien sur le marché à terme que sur le marché physique. Elle est due aux prévisions de récoltes plus basses que prévu dans une bonne partie de l'Europe en raison de la sécheresse, et d'autres zones du monde comme l'Australie par exemple, indiquent les analystes.

La flambée atypique connue jeudi en fin de séance sur les cours du blé en Europe, lorsque le grain a momentanément affiché une hausse de 12 euros la tonne, était pour sa part due à l'erreur de traduction d'un employé ukrainien du ministère de l'agriculture qui a laissé penser au marché qu'il allait y avoir une interdiction d'exportation des blés de meunerie ukrainien, a résumé un courtier. « Cela a emballé les cours et la fin de séance a été très sportive, le ministère de l'agriculture ukrainien a cependant démenti en fin de séance » a dit ce courtier en requérant l'anonymat.

« Les fondamentaux se tendent »

Jeudi en cours de séance, le blé avait ainsi touché un record à la hausse, à 219,50 euros la tonne, le plus haut niveau jamais enregistré depuis avril 2014, selon ce courtier. Par comparaison, l'an passé, au plus haut de l'année, le blé avait seulement atteint 193,25 euros la tonne, le 10 juillet sur l'échéance mai 2018.

« Les fondamentaux se tendent », souligne le cabinet Agritel dans une note. Selon cette source, l'Europe devrait produire seulement 136,6 millions de tonnes de blé (tendre et dur) en 2018, soit une baisse de 15 millions de tonnes par rapport à 2017. L'Australie pour sa part, dont la récolte a lieu un peu plus tard, en octobre, novembre et décembre, devrait réduire sa production aux alentours de 20 millions de tonnes contre 21,3 millions l'an passé et 31,8 millions en 2016, selon les dernières prévisions, qui ont encore le temps d'évoluer.

Sur le marché, l'Egypte a procédé à l'achat de 240 000 tonnes de blé russe et roumain jeudi, le Japon a acheté près de 108 000 tonnes de blé meunier américain et canadien et l'Algérie 360 000 tonnes de blé « toutes origines ». La tendance haussière risque de se maintenir, car sur la tendance de fond liée au facteur climatique se greffe « une disparition de certains vendeurs qui attendent que les prix montent », souligne un opérateur requérant l'anonymat. Cet opérateur ne voit néanmoins pas de spéculation, ni de risque d'émeutes de la faim comparables à celles de 2010, puisque les stocks mondiaux sont « confortables ».

Pour surveiller les évolutions des cours des matières premières agricoles, connectez-vous sur Les marchés agricoles de Terre-net.fr


© Tous droits de reproduction réservés - Contactez Terre-net

Tags

A lire également

Chargement des commentaires


Contenu pour vous