Essai broyeur Desvoys Master Field F. Besnard : « Un travail irréprochable. Seul bémol : le recoupement ! »

Terre-net Média

Quelques jours après avoir receptionné le broyeur Desvoys Master Field DRH, Frédérick Besnard l’atèle sur son tracteur New Holland T7.250. Il se lance à l’assaut d’une parcelle de couvert végétal de 50 ha. Après le démarrage du rotor, qui surprend les chevaux du tracteur, la machine se révèle plutôt économe en énergie. Bonne qualité de fauche, réglages faciles, productivité accrue… Pour l'agriculteur, le seul bémol concerne le recoupement entre les deux organes de broyage.

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Tout juste un rayon de soleil réapparu que Frédérick Besnard, agriculteur à Labosse (Oise) remet le nez dehors en vue de préparer les semis de betteraves. Mais avant de sortir sa charrue, le polyculteur-éleveur prend les commandes du broyeur à axe horizontal de Desvoys, le Master Field DRH. Deux jours : c'est le temps dont il dispose pour passer l'outil en revue et réduire à néant le couvert végétal qu'il a implanté à l'automne. Autant dire qu'avec ce monstre de 4,8 m de largeur de travail, le mélange de moutarde et de phacélie a du souci à se faire !

200 ch et seulement 5 à 6 l/ha de carburant

L’appareil à peine déchargé du camion de transport, l’agriculteur l’atèle sur son tracteur, un New Holland T7 de 250 ch. A priori, pas de quoi faire pâlir l’étalon italien. « Eh bien, quand je mets la prise de force en route, je sens bien que le moteur accuse le coup », souligne le producteur.

À préciser que le boîtier de la prise de force est dimensionné pour tourner au régime de 1 000 tr/min. « C'est dû à l’inertie du rotor. Le démarrage est violent pour le moteur du tracteur. Heureusement que le mien a de la ressource ! », souligne le producteur. Et d'ajouter : « Une fois lancé, l’outil a plutôt l’air économe. Il demande peu de puissance. Au travail, à 8 km/h, le terminal du tracteur indique un niveau de consommation situé entre 15 et 20 l/h.

« Ramenée à l’hectare, la quantité de carburant brûlé n’excède pas 5 ou 6 l », précise l’agriculteur. À noter que les gelées de début mars ont fait leur travail et ont bien diminué la quantité de végétation. Cependant, la consommation de carburant du tracteur est faible, l'essayeur va le ressentir sur sa facture énergétique !

Bonne répartition du poids grâce aux six roues

Côté réglage, c’est plutôt simple. Il suffit de gérer la hauteur du broyage en positionnant les boulons de butée des roues au cran adéquat. « Pour un bon suivi du terrain, la position du troisième point est importante. Elle doit rester en mode flottant. À l’arrière, les organes de broyage bénéficient de trois roues pour une bonne répartition du poids. Même après le dégel, impossible de dire où le Master Field est passé. Aucune empreinte au sol ! », apprécie le fermier.

Passage du mode route au mode champ en un clin d'œil. L’opérateur n’a même pas besoin de descendre de la cabine du tracteur. Le système de sécurité se déverrouille hydrauliquement. Un second distributeur est nécessaire pour plier, déplier l’engin. Cependant, il ne faut pas négliger l'entretien. Un coup de pompe graisse régulièrement sur les roulements à palier installés de chaque côté de la caisse est recommandé.

Des chaînes anti-projection efficaces

« Même si les chaînes fixées à l’avant du caisson semblent efficaces, sur la ferme, la consigne est claire. Avec un broyeur ou un épandeur à fumier, protection obligatoire. C’est un réflexe. On installe de suite la grille de protection "maison" ! J’évite ainsi les risques de casse des vitres du tracteur ou autre », insiste Frédérick Besnard soucieux de conserver du matériel en bon état.

« Seul bémol, la zone située entre les deux organes de fauche n'est pas détruite ! C'est clairement un souci avec le modèle à l'essai. Pour travailler dans une parcelle de culture en rang comme le maïs, je ne m'en serais pas aperçu. En plein, ça se voit ! », souligne l'essayeur. La marque résout le problème grâce au module de broyage hydraulique (en option). Une sorte de mini broyeur qui élimine la bandelette laissée, suspendu à la rampe de feux pour passer après le groupe de broyage. Résultat : le mini broyeur ne travaille que là où il y a besoin.


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