Protéines végétales
La France et l’Autriche souhaitent une stratégie à l’échelle européenne

Le 17 décembre, le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, a signé avec son homologue autrichienne Elisabeth Köstinger une déclaration appelant la Commission à élaborer une stratégie européenne sur les protéines végétales, qui tienne compte des efforts nationaux des États-membres.

Un an après le lancement du plan protéines français, cette déclaration interpelle l’Europe sur la nécessité de renforcer les chaînes d’approvisionnement alimentaires durables et résilientes, via la production de protéines végétales avec les standards de production élevés de l’UE. Il faut également, selon les ministres, développer les circuits de transport avec des chaînes d’approvisionnement régionales, et la logistique dans ce secteur ; favoriser une sélection végétale efficace adaptée aux besoins de tous les acteurs, de l’agriculteur au consommateur via le transformateur ; assurer les apports de protéines pour l’élevage et pour la consommation humaine par la production et la transformation locales de protéines.

Les deux pays entendent porter ensemble le sujet devant le Comité permanent de la recherche agricole (SCAR) et demandent le développement de programmes de recherche transnationaux collaboratifs sur les protéines végétales et le cycle de l’azote, dans le programme Horizon Europe. « Les Ministres Köstinger et Denormandie appellent donc la Commission européenne à s’appuyer sur son rapport de 2018 sur le développement des protéines végétales dans l’Union européenne », souligne le communiqué du ministère.

Protéines France, groupement d’acteurs français des protéines végétales, a salué le 22 décembre cette déclaration commune, demandant au gouvernement français de mettre à profit la présidence française de l’UE pour « accélérer la définition et l’adoption d’une stratégie européenne pour les protéines végétales ». « Par ailleurs, l’Association invite les autorités à élargir le champ de la stratégie aux protéines issues des nouvelles ressources telles que les algues, les insectes et les microorganismes », ajoute Protéines France, qui estime que l’Europe est en capacité de devenir leader sur le marché des protéines végétales.

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