Maïs grain AGPM : Plus d'outils pour « inscrire la maïsiculture française dans l'avenir »

Terre-net Média

Face à une campagne climatique difficile, l'AGPM dresse un premier bilan plutôt positif pour le maïs grain. De plus, près de 50 000 ha de maïs grain ont servi comme assurance fourrage, notamment dans l'Est et les Pays de la Loire. « 2018 montre que le maïs reste dans la course », indique Daniel Peyraube, président de l'AGPB. Pour faire face aux évolutions climatiques et sociétales, l'AGPM demande plus d'outils pour « inscrire la maïsiculture française dans l'avenir ».

En pleine récolte du maïs grain, l’AGPM a dressé, le 9 octobre dernier, un premier bilan de cette campagne 2018, qui a connu des conditions climatiques difficiles. « Malgré tout, la production sera au rendez-vous », annonce l’AGPM. Arvalis-Institut du végétal évalue à 93 qx/ha, le rendement moyen annuel en maïs grain. « Cette année encore, le maïs démontre tout son intérêt comme assurance fourrage dans les zones d’élevage », poursuit l’association. Plus de 50 000 ha de maïs auraient en effet été récoltés en fourrage dans l’Est et les Pays de la Loire.

L’association se dit « plus que jamais résolue à s’adapter aux évolutions, tant climatiques que sociétale » et demande « davantage d’outils » pour l'avenir de cette culture, présentant « beaucoup d'atouts ». « 2018 montre que le maïs reste dans la course, indique Daniel Peyraube, président de l'AGPM. Et même si c’est une course d’obstacles, ces obstacles nous avons tout pour les franchir : l’innovation et les débouchés de la culture, en témoigne la croissance des importations européennes de maïs et la multiplication des enjeux sociétaux (changement climatique, biomasse, moindre recours à la chimie,…). Le maïs a des réponses et ne demande qu’à les mettre en place », poursuit-il.

Parmi les attentes présentées : la mise en place d’une « politique ambitieuse de stockage de l’eau », présente l'AGPM. Comme cette année le montre, les précipitations ne manquent pas en France mais leur répartition dans le calendrier annuel pose régulièrement problème ». Ainsi l'association voit les assises de l’eau comme « une opportunité à saisir pour avancer concrètement ». Dans ce contexte de sécheresse, l'irrigation se révèle être un fort atout pour les territoires, ajoute l'association. Face à ces aléas climatiques mais aussi économiques, l’AGPM porte plusieurs propositions dans le cadre du projet de loi finance et dans la future Pac notamment, afin que les agriculteurs puissent disposer d’assurances accessibles ainsi qu’une épargne de précaution ».


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