L'actu d'Arvalis Blé tendre : un fort risque de piétin verse cette année

Terre-net Média

Le piétin verse se manifeste dans plusieurs régions de France. Avec des conditions climatiques favorables, le suivi des parcelles est de rigueur. Comment évaluer le risque parasitaire et adapter son programme fongicide ?

Observation de piétin-verseObservation de piétin-verse. (©Arvalis-Institut du végétal)

Le piétin verse : une maladie du pied inféodée à la parcelle

Le risque piétin verse est largement déterminé par l’histoire agronomique de la parcelle. Plusieurs facteurs sont favorables à la maladie comme l’observation de contaminations par le passé, le retour fréquent du blé dans la rotation (en particulier la succession blé sur blé), ou encore une date de semis précoce associée à une variété sensible.

Cette maladie, dont les symptômes se localisent uniquement en bas des tiges, engendre généralement peu de dégâts surtout si les conditions de remplissage sont favorables. Les attaques précoces peuvent cependant fragiliser la tige et entraîner une verse parasitaire précoce. Cela complique la récolte et provoque des pertes de rendement parfois importantes, souvent associées à une dégradation de la qualité.

Variétés résistantes : pas d’intervention à prévoir

Le levier variétal est le moyen de lutte le plus efficace et le plus économique contre le piétin verse : si la note CTPS est supérieure ou égale à 5, aucun traitement anti-piétin n’est à envisager !

Échelle de résistance des variétés de blé tendre au piétin verse 2017/2018Échelle de résistance des variétés de blé tendre au piétin verse 2017/2018. (©Arvalis-Institut du végétal)

Pour les autres variétés : évaluer le risque agronomique à l’aide de la nouvelle grille

Une grille permet d’évaluer le risque agronomique vis-à-vis du piétin verse et précise s’il est opportun d’intervenir ou non. Elle a été améliorée avec l’aide de la Driaaf (Direction Régionale et Interdépartementale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt).

Le risque est évalué en fonction du niveau de tolérance de la variété, du potentiel infectieux selon le précédent et le travail du sol, du type de sol et du risque climatique estimé par le modèle Top au stade épi 1 cm. À chacun de ces critères est associée une note ; la somme de ces notes indique le niveau de risque de développement de la maladie au sein de la parcelle. Un conseil est associé pour chaque niveau de risque.

Grille d'évaluation du risque piétin verseGrille d'évaluation du risque piétin verse. (©Arvalis-Institut du végétal)

Un risque climatique élevé cette année

Cette année, les conditions douces et humides de l’automne et du début d’hiver ont favorisé le développement du champignon. Le risque climatique, évalué à l’aide du modèle, est moyen à élevé ce printemps quelle que soit la date de semis.

Avec la pluie et les faibles rayonnements lumineux, les conditions climatiques actuelles augmentent le risque de verse physiologique qui, associé aux symptômes piétin verse, peut entraîner une nuisibilité certaine sur la parcelle.

>>> Suivre l'évolution de ces indices par région avec l'écho des plaines.

En cas de risque moyen, l’observation est une aide efficace

Pour les variétés avec une note CTPS inférieure à 5 : observez à partir du stade « épi 1 cm » au moins 40 tiges (maîtres-brins) prélevées dans l’ensemble de la parcelle.

  • Si moins de 10 % des tiges sont atteintes (< 4 tiges/40), pas d’intervention à prévoir.
  • Entre 10 et 35 % de tiges atteintes : la rentabilité est incertaine. Un traitement peut s’avérer utile sans que l’on puisse à ce stade garantir sa rentabilité. Celle-ci sera fonction du climat, de la nuisibilité finale de la maladie et du prix des produits employés.
  • Si 35 % ou plus des tiges sont atteintes (> ou = 14 tiges/40), un traitement contre le piétin verse s’impose. A réaliser rapidement, avant le stade 2 nœuds.

En cas de risque/attaque significative de piétin verse, adapter son programme

Complément de programme proposé pour adapter sa stratégie de lutte contre la septoriose en cas de piétin-verseComplément de programme proposé pour adapter sa stratégie de lutte contre la septoriose en cas de piétin-verse (©Arvalis-Institut du végétal) Éviter d'intervenir deux fois par campagne avec les mêmes matières actives ou spécialités.


© Tous droits de reproduction réservés - Contactez Terre-net

Tags

A lire également

Chargement des commentaires


Contenu pour vous