Recherche De nouvelles pistes pour lutter contre la rouille du soja

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Un consortium mondial de chercheurs vient de franchir une étape importante dans la lutte contre la rouille du soja. Douze organisations de recherche publiques -dont l’Inra en France- et privées sont, en effet, parvenues à obtenir, pour la première fois, le séquençage et l’assemblage complet de trois souches de Phakopsora pachyrhizi, agent responsable de la maladie.

Champ de sojaUne avancée pour lutter contre la rouille du soja. (©Pixabay)

La rouille du soja constitue l'une des principales maladies de la culture. Elle entraîne « la chute prématurée des feuilles, la maturation précoce de la plante, l'apparition de tâches de couleur brune/rouille sur les feuilles et une réduction appréciable du rendement », présente l'Inra. Provoquée par le champignon Phakopsora pachyrhizi, elle représente « un défi de taille pour les producteurs de soja, particulièrement en Amérique latine ». En effet, cette maladie peut occasionner « des pertes de rendement allant jusqu'à 90 % lorsqu'elle est dans dans des conditions favorables et qu'elles n'est pas contrôlée. Le pathogène montre une forte capacité adaptation et le nombre de solutions pratiques pour contrôler la maladie est actuellement limité ».

Une nouvelle étape vient toutefois d'être franchie récemment ! Grâce aux dernières technologies de séquençage, un consortium international (1) est parvenu à réaliser le séquençage et l'assemblage complet de trois souches de P. pachyrhizi, représentant l'un des plus grands génomes de champignon séquencé jusqu'à présent ». « Ces résultats ouvrent à l’ensemble de la communauté scientifique des perspectives prometteuses pour mieux comprendre l'adaptabilité, l'évolution et la diversité génétique de ce pathogène. Ils permettront ainsi de mieux comprendre les interactions entre le champignon et sa plante hôte, pour proposer des stratégies de défense durables contre la rouille du soja », explique l'Inra.

(1) Ce consortium associe l’Inra et l'Université de Lorraine (France), l’Embrapa et l'Université fédérale du Viçosa (Brésil), l'Université d’Hohenheim et l'Université RWTH d’Aachen (Allemagne), le Sainsbury Laboratory (Royaume-Uni), le Joint Genome Institute (USA), KeyGene, Syngenta, Bayer et la fondation 2Blades.

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