Résultat du jeu-concours 3 définitions à entrer au dictionnaire de l'agro-écologie

Terre-net Média

Sur le podium du jeu-concours du dictionnaire de l'agro-écologie, respectivement aux 1ère, 2e et 3e marches, les définitions : « L’agriculture à énergie positive », « Le design agroécologique » et « Les traitements alternatifs des maladies en élevage ». Les résultats de ce challenge, proposé en octobre aux élèves des réseaux Agreenium et FranceAgro par l’Inrae, le programme PSDR Occitanie et l’alliance Agreenium, ont été dévoilés le 2 février.

Grâce au jeu-concours lancé début octobre 2020 par l’Inrae, le programme PSDR Occitanie et l’alliance Agreenium, trois nouvelles définitions enrichiront le dictionnaire de l'agro-écologie : "L’agriculture à énergie positive", "Le design agroécologique" et "Les traitements alternatifs des maladies en élevage". La première, qui a remporté la médaille d'or, a été écrite par cinq étudiantes de l’INP-Ensat encadrées par l’enseignant-chercheur Jean-Pierre Sarthou. À l'origine de la deuxième, qui a obtenu le 2e prix : des élèves de l'INP-Purpan. La dernière a été proposée par un groupe de l’Ensaia-Université de Lorraine, qui s'est hissé sur la 3e marche du podium. Ainsi :

  • "L’agriculture à énergie positive" est définie comme un mode de production agricole qui se base sur trois principes : réduire les consommations d’énergie, récupérer de l’énergie et produire de l’énergie.
  • "Le design agroécologique" est caractérisé comme étant une démarche de conception d’un agroécosystème durable qui s’appuie sur les interactions bénéfiques entre les éléments qui le constituent. Cette démarche se repose sur des exigences de résilience, d’autonomie des exploitations et des territoires.
  • "Les traitements alternatifs des maladies en élevage" sont déterminés par des pratiques thérapeutiques majoritairement préventives qui complètent voire se substituent à la médecine conventionnelle pour lutter contre les maladies transmissibles en élevage.

Les gagnants ont été annoncés le 2 février. Après une première sélection, les sept finalistes avaient défendu leurs propositions le 22 janvier. Les critères d'évaluation :  « la pertinence du fond, la capacité de vulgarisation en 300 mots maximum et les choix bibliographiques ». Puis, un temps leur avait été accordé pour qu'ils retravaillent leur définition avec les membres du jury, composé de 10 scientifiques de l’Inrae et d’Agreenim. Car le dictionnaire de l'agroécologie est régi par un cahier des charges strict !

Pour rappel, le but de cette initiative, qui s'adressait aux élèves de l'enseignement supérieur agricole, est pédagogique : « amener les jeunes à développer un regard pluridisciplinaire et systémique sur un concept agro-écologique, mais également affûter leur esprit critique et leur capacité de vulgarisation ». « Le travail personnel à fournir pour concourir est bénéfique à l’apprentissage des notions liées à l’agroécologie », estime notamment Alain Duclos de l’École nationale vétérinaire de Toulouse. 30 groupes d'étudiants de neuf établissements ont participé, soit près de 140 jeunes. Les quatre autres thématiques à définir : la résilience, la sobriété, la prophylaxie et la conservation de la biodiversité.


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