Sondage Le labour, une pratique majoritaire avant un semis de maïs

Terre-net Média

Les semis de maïs sont majoritairement réalisés après un labour, selon un sondage réalisé sur Terre-net du 17 au 24 avril 2018. 50,1 % des agriculteurs pratiquent le labour, 24,1 % sont en techniques culturales simplifiées, 3,1 % sèment le maïs en semis direct sous couvert et 2,1 % pratiquent le strip-till. 20,6 % ne cultivent pas de maïs.

Semis de maïsÀ la fin du mois d'avril 2018, près de 60 % des semis de maïs étaient réalisés, contre 84 % l'année dernière à la même date, selon le rapport Céré'Obs de FranceAgriMer. (©Terre-net Média)

Selon un sondage réalisé sur Terre-net du 17 au 24 avril 2018, sur 1 290 votants, 50,1 % pratiquent le labour avant le semis de maïs, 24,1 % sont en techniques culturales simplifiées (TCS), 3,1 % sèment le maïs en semis direct sous couvert (SDSC) et 2,1 % pratiquent le strip-till. 20,6 % ne cultivent pas de maïs.

Le labour est la technique majoritaire en amont d'un semis de maïs. Toutefois, les techniques n'impliquant pas le recours au labour trouvent de plus en plus d'adeptes. Elles ont des « effets bénéfiques sur l'érosion du sol, participent au stockage du carbone dans le sol et améliorent la qualité du sol » selon Ecophyto (plan en faveur de la réduction progressive de l'utilisation des produits phytosanitaires, à l'initiative du ministère de l'agriculture depuis 2008). « En effet, le sol n’étant pas ou peu perturbé mécaniquement, l’activité biologique du sol augmente tout comme sa teneur en matière organique.  »

Par contre, un risque est à prendre en compte : « la non maîtrise des adventices ». « N'étant pas enfouis, les graines et rhizomes se concentrent en surface ». Pour y faire face, les membres du réseau Ecophyto préconisent la « combinaison de différents leviers : faux-semis, diversification de la rotation et alternance de familles chimiques dans la rotation et sur chaque culture ».

Parmi ces différentes techniques, le semis direct sous couvert, « consistant à semer sous un couvert vivant [...] permet de contrôler le développement des adventices en créant une compétition entre les adventices et le couvert ».

  • Le semis direct sous couvert (SDSC)

 

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Dans cette vidéo réalisée en lien avec la Chambre d'agriculture de Dordogne, Frédéric Thomas, agriculteur et agronome, précise l'importance des couverts végétaux dans la fertilité des sols en semis direct sous couvert. Selon lui, la culture du maïs est bien adaptée à cette technique de semis : « elle dope l'activité du sol ».

  • Autre technique possible : le strip-till

Méthode consistant à travailler uniquement sur les futures lignes de semis, elle permet « d'assurer un bon démarrage de la culture » et « une croissance racinaire satisfaisante », d'après Daniel Brun, ingénieur agro-équipement Arvalis-Institut du végétal. Les inter-rangs étant peu ou pas du tout travaillés, limitent l'érosion et la battance et permettent « une meilleure portance du sol et un meilleur maintien de l'eau dans le sol ».


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