« La diversité des grandes cultures et de leurs produits, avec au coeur les oléoprotéagineux, est une richesse qu’il faut préserver, faire fructifier et soutenir conjointement avec les pouvoirs publics », assure Terres Univia, rappelant que la filière des huiles et protéines végétales mobilise 100 000 agriculteurs sur 2,7 millions d’hectares cultivés en 2023 pour une production annuelle de 7 à 8 millions de tonnes de graines.
« Elle fournit la quasi-totalité des huiles végétales alimentaires de la France et plus de la moitié des tourteaux pour l’élevage en agriculture conventionnelle ou biologique. Grâce à son modèle de valorisation intégrale des graines, tant sur le plan alimentaire qu’énergétique, elle a permis à la France d’atteindre près de 60 % d’autonomie en matières riches en protéines végétales pour l’alimentation animale, faisant de notre pays le leader européen. »
« Gagner en souveraineté »
« D'ici 10 ans, la France peut viser une augmentation de 500 000 hectares de cultures riches en protéines, estime l'interprofession des huiles et protéines végétales, afin de couvrir une grande partie de ses besoins. Il faut engager dès maintenant les moyens pour gagner en souveraineté, ou voir notre dépendance perdurer. Pour projeter l’avenir de notre filière et de ses professionnels, nous avons réfléchi à 10 mesures stratégiques dans le cadre des Conférences de la souveraineté alimentaire. L’accompagnement des pouvoirs publics est essentiel pour donner corps à ces initiatives », a déclaré Benjamin Lammert, agriculteur et président de Terres Univia.
Cela implique de :
1. « Stimuler la demande et valoriser l’origine France » ;
2. « Assurer un revenu compétitif aux producteurs » ;
3. « Préserver l’ensemble des débouchés des huiles et notamment non alimentaires et énergétiques » ;
4. « Accorder un soutien public ciblé et stable au développement des filières des légumineuses à graines » ;
5. « Soutenir l’innovation agronomique et variétale » ;
6. « Engager une transition agroécologique gagnante » ;
7. « Renforcer l’organisation de filière et la contractualisation » ;
8. « Moderniser et adapter les infrastructures et la logistique » ;
9. « Contribuer à un export de qualité et au rayonnement de l’agriculture française » ;
10. « Mettre en place un suivi et une gouvernance agile et efficiente entre l’Etat et les filières ».
« La filière oléoprotéagineuse a déjà démontré sa capacité d’adaptation et d’innovation. En capitalisant sur ses atouts, en mettant en place des actions, la France peut devenir un élément moteur d’une sécurité alimentaire européenne plus soutenable. »