« 91 % des surfaces de blé tendre sont dans un état « bon à très bon », contre 73 % en 2025 », c’est ce qu’indique FranceAgriMer avec la reprise de son service Céré’Obs. La situation est plutôt au beau fixe aussi pour 88 % de la sole d’orge d’hiver (68 % l’an dernier).
L’évolution de ces conditions reste toutefois sous surveillance, compte tenu des précipitations encore annoncées pour les deux prochaines semaines. « Des symptômes d’hydromorphie nombreux (jaunissement des céréales), ainsi que des zones ennoyées sont déjà signalés dans 7 parcelles de céréales d’hiver » sur 46 suivies dans le cadre du Bulletin de santé du végétal des Pays de la Loire par exemple.
Ceci est un champ de blé,Pas une riziere ! 😢 pic.twitter.com/q5sfRNeTkb
— Carriere thierry (@farmer815) February 12, 2026
« Ces excès d’eau peuvent avoir un impact sur le potentiel des céréales et demander des ajustements technico-économiques pour ce printemps, en fonction des conditions », estiment Benjamin Collin, Alexane Perret et Elodie Quemener d’Arvalis.
Les sols sont saturés, et les cultures sont en stress (Anoxie) a cause de l'éxcés de pluie.....En espérant que cela ne dure pas trop longtemps ... pic.twitter.com/qmLyQ0NUzn
— Visio-Crop (@VisioCrop) February 12, 2026
Revoir la fertilisation azotée et soufrée ?
« En premier lieu, la fertilisation azotée – et potentiellement soufrée – est à revoir dans les situations touchées » :
- « Réévaluer le potentiel de rendement de la parcelle, si nécessaire dans le calcul de la dose prévisionnelle » ;
- « Réaliser un premier apport au tallage, mais pas plus de 30-50 kg N/ha, dès que les sols sont portants et les conditions de croissance présentes » ;
- « Évaluer le risque de carence en soufre pour réaliser un apport ou non au moment du 1er apport d’azote ».
« Il faut toutefois bien penser à désherber, si besoin de rattrapage, avant de fertiliser les céréales, rappellent les experts Arvalis. Côté maladies, il ne faut pas lever le pied sur la protection dans les parcelles pénalisées par l’hydromorphie : un manque de protection sur une année favorable aux maladies impactera fortement le PMG et la capacité de compensation des céréales sur cette composante. La protection sera à adapter à la pression de l’année. »