; Aide d'urgence pour les agriculteurs touchés par le gel au printemps

Grêle au printemps 40 millions d'euros pour soutenir les agriculteurs touchés

AFP

Le ministère de l'agriculture a annoncé mercredi la mobilisation de 40 millions d'euros supplémentaires au fond d'aide d'urgence dédié au gel, initialement doté de 20 millions d'euros, pour couvrir les dégâts agricoles causés par les épisodes de grêle qui ont eu lieu au printemps.

Ce fonds, « à la main des préfets de région, a vocation à apporter une réponse rapide aux situations de grande fragilité dans la limite d'un plafond de 5 000 euros par exploitation, qui pourra être relevé dans le cas de situations plus extrêmes », a détaillé le ministère au cours d'une conférence de presse.

Les orages de grêle, « phénomène d'une rare violence » ont causé « jusqu'à 100 % » de perte de production par endroit, pesant sur le « moral des agriculteurs », a dit le ministère, qui a identifié trois grandes problématiques.

La nécessité d'apporter des aides psychologiques et financières aux agriculteurs d'abord, la prise de conscience face à la récurrence des aléas climatiques et enfin l'inquiétude des agriculteurs quant à leur capacité à honorer les contrats de vente à terme.

Sept recommandations ont découlé de la « mission flash », évaluant les dégâts dans le monde agricole, engagée le 22 juin. Le ministre de l'Agriculture, Marc Fesneau, a demandé « aux préfets d'activer sans délai ces cellules d'urgence » pour recenser les dégâts, « notamment au plan psychologique ».

Sur le plan local, le ministère demande la « bienveillance » du « réseau bancaire » quant à l'échelonnement ou le report d'échéances auxquels les agriculteurs font face à cause de trésoreries affaiblies.

Marc Fesneau a sollicité le ministre de l'économie et des finances pour « surveiller voire lutter contre une flambée anormale des prix sur les devis des actes de désamiantage, de déconstruction, puis de reconstruction des toitures et bâtiments » concernés par les épisodes de grêle.

Les aides de la Pac, prévues pour les cas de force majeur ou les circonstances exceptionnelles, pourront également être demandées dans certains cas.

À plus long terme, la loi d'orientation et d'avenir que le ministre de l'agriculture présentera au parlement en 2023 « devra faire de la gestion du risque en agriculture une question majeure », en faisant émerger une génération d'agriculteurs « à la pointe des questions de transition ».


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