[Sondage] Installation Devenir agriculteur : le rêve a-t-il viré au cauchemar ?

Terre-net Média

Être agriculteur était-il le métier de vos rêves ou, au contraire, n'était-ce pas votre vocation ? Que celui-ci ait été libre ou contraint, regrettez-vous votre choix aujourd'hui ? Réponse dans ce sondage en ligne sur Terre-net.fr du 30 avril au 7 mai 2019.

enfant dans tracteur Être agriculteur était le rêve de 71,8 % des répondants de ce sondage, mais ne l'est resté que pour 27,2 %.(©Zatvorniknik, Fotolia)

« J'ai toujours voulu faire ça », « Je baigne dedans depuis tout p'tit », « Enfant, je suivais mon père dans les champs et j'étais déjà passionné par les cultures et les tracteurs »... Combien de fois entend-on ce genre de phrases lorsqu'on demande aux agriculteurs pourquoi ils font ce métier !

Découvrez aussi l'infographie interactive :
S'installer en agriculture : comment bien s'y prendre

Pas étonnant que 71,8 % d'entre eux aient répondu "oui" à la question du dernier sondage réalisé sur Terre-net.fr entre le 30 avril et le 7 mai : "Devenir agriculteur, était-ce votre rêve ?" (voir tous les résultats ci-dessous). Cependant, seuls 27,2 % des 1 241 répondants le vivent encore comme tel plusieurs années après leur installation, contre 44,6 % qui semblent regretter leur choix. La faute aux prix agricoles qui ne cessent de baisser, aux contraintes de plus en plus nombreuses, à l'agribashing ambiant, etc. ? Un peu tout ça à la fois peut-être...

Parmi ceux qui ont été contraints d'exercer cette profession pour diverses raisons (pression familiale ou impossibilité de trouver un emploi dans le secteur voulu par exemple), 11,5 % préféreraient toujours à l'heure actuelle faire autre chose, ce qui porte à 56,1 % la part des exploitants qui ne sont pas contents de leur sort. Heureusement, 16,8 % de ceux qui n'ont pas choisi de devenir agriculteurs sont désormais épanouis dans leur exploitation.

Les chiffres sont sensiblement les mêmes pour le sondage, identique, réalisé sur web-agri : Devenir éleveur : rêve ou désillusion ?
Néanmoins, curieusement, la part des éleveurs, pour lesquels l'élevage est encore le métier de leur rêve, est un peu plus élevée (+ 4 %) et celle pour lesquels c'est la désillusion un peu plus faible (- 4,5 %). Ceux qui n'avaient pas la vocation au départ et qui ne regrettent pas leur choix sont aussi un peu plus nombreux en productions animales (18,5 %) que végétales (16,8 %). Comme quoi la crise de l'élevage, les prix dérisoires du lait et de la viande, la pénibilité du travail, le véganisme et l'antispécisme n'ont pas eu raison de toutes les motivations.

N.B. : Les résultats de ce sondage sont indicatifs (l’échantillon n’a pas été redressé).

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