[Engrais] Liquidation judiciaire L'entreprise Seco fertilisants a bénéficié d'un report d'audience

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Seco fertilisants a bénéficié d'un report d'audience pour savoir si la société sera placée ou non en liquidation judiciaire. L'entreprise doit connaître aujourd'hui la décision de la justice.

La PME Seco fertilisants, spécialisée dans les engrais complexes sous forme de granulés, emploie 88 salariés et doit connaître ce 10 juillet 2018 la décision de la justice pour savoir si elle sera placée ou non en liquidation judiciaire. Après 84 ans d'existence, l'entreprise détenue à 50 % par Prayon et 50 % par Yara, a subi une année 2016 très difficile et « Yara veut sortir du capital ». « Malgré une année 2017 en nette progression, et une équipe de cadres renouvelée et motivée, des difficultés sont encore présentes et conduisent à placer la société en redressement judiciaire le 17 avril 2018 », explique Aurélien Deceuninck, responsable marketing de la PME.

Un seul dossier de reprise des actifs de la structure est déposé, permettant de sauver 66 emplois sur 88, mais « certains éléments manquants empêchent la justice » de donner son accord ou non. Il a été constitué par l'équipe actuelle de managers, « qui connaît bien l'entreprise, ses forces et faiblesses mais aussi son environnement », poursuit Aurélien Deceuninck. La justice dénonce des financements insuffisants, ne permettant pas une activité pérenne. 

Seco fertilisants revendique des « forces pourtant nombreuses : une implantation au cœur d’une des plus grandes régions agricoles d’Europe, une parfaite maîtrise du sourcing en matières premières et du process de fabrication, une clientèle fidèle et attachée à la grande flexibilité de l’entreprise, un développement commercial basé sur la preuve agronomique de l’efficacité des produits ainsi que sur l’innovation », souligne le responsable marketing et développement. Plusieurs salariés ont d'ailleurs décidé de participer au capital de la nouvelle société. Celle-ci a aussi reçu le soutien des élus locaux, le maire de Ribécourt, Madame la député Carole Bureau-Bonnard et le président de la région Hauts-de-France, et est encore à la recherche de 800 000 € pour « équilibrer l'offre de reprise ».


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