Paroles de lecteurs S'il suffisait que Macron donne des petits fours pour faire oublier la crise...

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Mêmes constats pour les lecteurs de Terre-net, au lendemain de l'invitation à l'Élysée de 700 jeunes agriculteurs, que ce qu'ils avaient supposé les jours précédents : « beaucoup de blabla » pour « déminer » le terrain avant le Salon de l'agriculture et faire passer la pilule des accords avec le Mercosur. Comme si « quelques petits fours et verres de champagne » pouvaient effacer les difficultés du secteur, les « promesses non tenues » et l'absence d'actes. « Au moins, ils ont eu un bon repas à défaut de voir leurs prix de vente remonter à un juste niveau », résume Maxens quand d'autres crient au gaspillage alors que l'État n'a pas encore versé toutes les aides qui devraient l'être.

Paroles de lecteurs invitation jeunes agriculteurs a l elysee « Macron doit être petit fils de meunier pour rouler ces jeunes dans la farine aussi facilement », ironise Phil47. (©Compte Twitter d'Emmanuel Macron // Création Terre-net Média) 

1231 :  « De la poudre de perlimpinpin ! »

L'outil : « Le piège est tendu... résultat attendu à l'extinction des lampions de Paris ! Le président de la République n'a qu'un objectif : signer les accords avec le Mercosur... et briller face au monde. Que pesons-nous pauvres paysans ? »  

Révolte : « Tout cela pour acheter la paix et continuer à accuser les agriculteurs de tous les maux de la Terre ! Que l'État règle déjà ce qu'il nous doit avant de parler des milliards en jeu dans ce traité ! »

Monique : « Du blabla, Macron n'a même pas été capable de respecter les États généraux de l'agriculture. Il a cédé au chant des sirènes en les transformant en États généraux de l'alimentation. Il n'a même pas tenu parole sur la réduction des normes, la suppression du glyphosate, etc. Et après, il se prend pour Merlin l'enchanteur ! Il fallait boycotter son invitation et le planter là avec son buffet. »

Eustace Conway : « Le président a demandé "pour le mois de mai" qu'on "imagine" un système de "pré-retraites agricoles avec une sortie progressive de l'activité" afin de permettre à un jeune de prendre la suite de ses parents. Macron se croit encore au 19e siècle ! Les gens qui s'installent ne sont pas forcément enfants d'agriculteurs. »

Tel14 : « L'idée à court terme est que les agriculteurs ne fassent pas de vagues samedi au Salon de l'agriculture devant monsieur le président. Opération déminage donc, avec les jeunes... Mais dans huit jours, le Sia sera fini et on repartira à fond dans les négociations internationales avec l'agriculture française comme monnaie d'échange. Au lieu d'acheter des petits fours aux JA, Macron ferait mieux de solder les aides en retard ! »

« Opération déminage... pour que les agris ne fassent pas de vague au Salon de l'agriculture »

Louis : « 700 guignols sont allés à l'Élysée voir notre roi de France, qui les a gavés de belles paroles et de bonne bouffe pour qu'ils soient gentils avec lui au salon. »

Phil47 : « Macron doit être petit fils de meunier pour rouler ces jeunes dans la farine aussi facilement. Mais dans quelques semaines ou mois, ils vont comprendre ce qu'est la "politique" en France, avec un chef de l'État qui prône les échanges à tout va avec la planète entière sans se soucier de ce que mangent ses concitoyens. Demain, au Salon de l'agriculture, il y aura plus de CRS que de visiteurs pour suivre sa dégustation d'omelette. »

Lebonmayennais : « Il les a encore bien endoctrinés, les jeunes !!! Par contre, cette petite sauterie a coûté combien ?? Beaucoup d'argent, qui sera encore déduit des aides à l'agriculture ! Cela fait cher le petit four et le champagne pour des promesses qui ne seront pas tenues ! L'État préfère vendre des voitures, avec l'agriculture comme monnaie d'échange ! De toute manière, nous sommes bradés puisqu'il y a de moins en moins d'agriculteurs en France. Nous ne pesons plus rien au niveau électoral ! Ce petit manège va durer encore combien de temps ? »

Lili : « À 19 ans, l'agriculteur est jeune, beau, enthousiaste, innovant. À 20-22 ans, il s'installe et découvre les joies de l'administration auxquelles les écoles ne préparent pas. Mais l'entrain est toujours là et il a des projets plein la tête. Malheureusement, les banques ne suivent pas et le jeune agriculteur finit par s'installer sans bénéficier des aides, qui viennent peu ou pas. Et là, c'est le réveil douloureux : la politique n'est que du blabla. Pour les actes, on peut toujours attendre !».

Trop bête : « J'espère que tous ces jeunes n'ont pas cru aux balivernes de Macron ! Et nous, les moins jeunes, on peut crever ??? »

Dhurtebise : « Tous ces JA vont être très vite trahis par le président. L'avenir leur prouvera. Macron ne devrait pas jouer avec la naïveté de cette jeunesse. »

« Pas de boeuf aux hormones, ni de soja OGM, c'est prendre les éleveurs pour des imbéciles »

fouchault_michel@hotmail.com : « Une belle opération de communication mais là, le président se croit trop fort : signer avec le Mercosur et interdire les importations de denrées alimentaires ne respectant pas les conditions imposées aux producteurs français (car contenant des hormones, des OGM, de l'atrazine, des néonicotinoïdes, etc.). Il faut qu'il explique comment il compte faire. Il revendique être le "promoteur" d'une agriculture moderne, mais ce n'est que de la théorie. En pratique, c'est la disparition des exploitations agricoles par milliers !  Les comptes en fin de mandat montreront que son "agriculture moderne" est un miroir aux alouettes. »

Lili : « Ce doit être le 1er avril. Pas de bœuf aux hormones, ni de soja OGM, j'en pleurerais de rire si cela n'était pas aussi triste. Le Mercosur et le traité canadien vont nous enterrer vivants. »

Steph72 : « Quel baratineur !!! Importer de la viande du Mercosur sans hormones et qui répond aux standards européens : nous faire croire ça, c'est prendre les éleveurs pour des imbéciles. Ce président est prêt à sacrifier l'élevage pour les intérêts industriels ou technologiques et après, il vient nous donner des leçons sur l'agriculture moderne. »

Lili : « Notre président a dit qu'il n'y aurait pas de bœuf aux hormones importé sur notre sol par les pays du Mercosur et que ces derniers devront respecter les normes sanitaires et environnementales européennes. 40 abattoirs sud-américains ont été fermés pour cause de viande avariée. Français, qui vous plaignez du prix des produits alimentaires produits sur notre territoire, à vos fourchettes, vous allez manger de la m... à pas cher. Macron s'est senti obligé de dire que la rencontre des jeunes agriculteurs à l'Élysée n'était pas du passage d'huile dans le dos. Pourquoi avoir besoin de le dire si ce n'est pas le cas ? »

Tomy : « Effectivement, il ne faut pas attendre grand-chose des politiques. Nous sommes dans un marché mondialisé et nous, producteurs français, si nous voulons des prix rémunérateurs, il ne faut surtout pas se confronter aux pays les moins-disants (au niveau des règles sociales, environnementales... ). Que ce soit l'Amérique latine pour la viande bovine, la Nouvelle-Zélande pour le lait... la seule solution avec les politiques et tous les syndicats, c'est d'accepter la maîtrise des volumes de toutes les productions agricoles au niveau européen. La majorité des paysans européens sont pour, mais la FNSEA et surtout le Copa-Cogeca ne vont pas dans ce sens. Résultat : chacun meurt à petit feu chez lui en essayant de résister comme il peut. »

« Ces financiers, qui ne jurent que par le tertiaire, sont la ruine de notre pays » 

France : « Les éleveurs vont subir des importations massives de viande, issue de bêtes élevées dans des conditions interdites en France. Aucune traçabilité, contrôles défaillants, animaux nourris aux OGM, utilisation systématique des antibiotiques, des hormones de croissance : par cet accord, l’Union européenne, avec la complaisance d’Emmanuel Macron, renforce les distorsions de concurrence dont sont victimes les agriculteurs. »

Phil47 : « Avez-vous compris la motivation de Macron pour le Mercosur. Il y a quelques années, des firmes françaises (Lactalis par exemple...) sont parties en Amérique latine pour investir parce qu'elles ont vite compris qu'elles pouvaient produire pas cher là-bas, sans normes européennes et contraintes fiscales françaises. Notre président, qui travaille pour la finance, accepte la contrepartie de racheter ces productions et ces amis le lui rendront bien au détriment des agriculteurs français dont il n'a rien à espérer sinon quelques œufs demain au Sia. »

Lili : « Nous sommes sauvés, Jupiter est là ! Et n' a rien compris... Plus de pouvoir aux Safer : elles font assez de c...comme ça, non merci, les étrangers et leur horde d'avocats arriveront toujours à leur fin ! Un accord avec le Mercosur : 70 000 t de viande aux hormones ne répondant pas à nos contraintes françaises, non merci ! Des prêts pour améliorer les bâtiments : les banques vont enfin jouer leur rôle, Jupiter va les y contraindre ! J'attends de voir... Que l'État verse les aides, attendues pour certains depuis 2015 ! »

Phili89 : « Un président moderne, qui va appliquer à l'agriculture toute la modernisation réalisée au siècle dernier pour l'acier, le charbon, etc. Et on fermera les exploitations !!! Ces financiers, qui ne jurent que par le tertiaire, sont la ruine de notre pays ! »

Vaului : « Il a dit :"suppression des produits phytosanitaires les plus critiqués" et non pas les plus nocifs. Ce qui est dangereux, pour lui, ce sont les critiques de ses amis du développement "durable". Par contre, la santé des agriculteurs, il s'en moque, et de leur santé financière encore plus ! »

 

Les lecteurs, déjà très critiques avant l'événement 

Chrislait : « Deux petits fours, trois verres de champ et l'affaire est dans le sac ! Trop fort Manu !!! »

Maxens : « Monter à paris pour deux petits fours ??? Je préfère m'occuper de mes vaches. »

Lili : « Opération déminage et passage de main dans le dos de la part d'Emmanuel Macron. Il n'oublie pas que les agriculteurs ne l'ont pas élu. »

GrandMarabout : « Franchement niveau "maraboutage", il est très fort. Combien de temps durera l'effet ? Un mois ? Trois mois ? » 

Jmb67 : « Un bon "pommadage". »

L'outil : « Et en même temps, je vous enfume... Trop fort, le mec ! »

Maxens : « Au moins, ils feront un bon repas à défaut de voir leurs prix de vente remonter à un juste niveau. »

Avant le Salon de l'agriculture − Un millier d'agriculteurs reçus à l'Elysée la semaine prochaine

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