Bilan du Covid-19 La filière amidon réclame un nouveau schéma pour le fret

Terre-net Média

Dressant un premier bilan de la crise sanitaire, l’Usipa souhaite une révision du schéma directeur dédié au fret pour assurer un « approvisionnement sans faille ».

Amidonnerie Tereos de Lillebonne (Seine-Maritime) (©Terre-net Média) La filière réclame « un nouveau schéma directeur dédié au fret pour garantir un approvisionnement sans faille ». Dans un communiqué du 17 juin, la présidente de l'Usipa (Union des syndicats des industries des produits amylacés et de leurs dérivés), Marie-Laure Empinet, dresse un premier bilan face au coronavirus.

« La crise que nous traversons démontre l’absolue nécessité pour la France de disposer d’un secteur agricole et alimentaire implanté sur les territoires pour assurer l’alimentation au quotidien de tous les français », affirme M.-L. Empinet. Mais il est indispensable que les industries « demeurent compétitives, notamment vis-à-vis des questions de logistique : 50 % des céréales que nous utilisons dépendent d’un réseau ferroviaire capillaire, trop largement abandonné ! »

À l’heure où 75 % de la production est exportée vers l’Union européenne et les pays tiers, « nous attendons que les conditions d’un juste commerce, le "level playing field" soient remplies. Nous sommes très attentifs à ce que les négociations concernant le futur accord post-Brexit avec le Royaume-Uni préservent la relation commerciale tout en assurant l’unité réglementaire dont nous avons besoin. »

Des surcoûts liés à la crise

Comme d’autres secteurs, l’amidonnerie a dû faire face à l’évolution des marchés et « adapter sa production pour répondre aux attentes des clients qui devaient accélérer leur production, la déplacer, ou la réduire, voire l’arrêter ».

Des problèmes logistiques ont également été rencontrés au début du confinement, liés à la « forte diminution du fret ferroviaire et à un transport routier parfois déficitaire », et des « règles sanitaires très strictes » ont dues être mises en place. « Ces adaptations ont entraîné des surcoûts importants qui ont pesé sur nos coûts de production et impactent notre résultat. Ils sont surtout liés au transport, avec jusqu’à + 20 % pour le fret routier, et à la désorganisation des usines ».

Parmi les autres sujets de préoccupation de secteur de l’amidonnerie : la réforme de la Pac. Le Green Deal, « la nouvelle stratégie de croissance de l’Union européenne qui vise à rendre l’économie européenne plus durable tout en préservant sa compétitivité et en développant l’emploi », s’inscrit dans toutes les étapes de l'activité de la filière.

« La clé est l’innovation. La mise en œuvre et le financement des initiatives existantes comme celles visant à favoriser la consommation de protéines végétales, seront donc essentiels à la réussite de ce Green Deal et de son volet alimentaire, de la « Ferme à la fourchette ». En France, elles seront encouragées par le Plan protéines et soutenues par le Pacte productif, à venir prochainement. »

« Nous attendons de la France et de l’Union Européenne, un soutien vis-à-vis des efforts très engageants de notre industrie, afin de garantir des niveaux élevés de sécurité alimentaire et environnementale, tout en assurant une compétition économique équilibrée vis-à-vis de nos concurrents internationaux. »


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