; Les prix alimentaires mondiaux en juin 2022 restent hauts malgré la baisse

Prix alimentaires mondiaux En baisse mais toujours très hauts, selon la FAO

AFP

Les prix mondiaux des denrées alimentaires poursuivent leur baisse en juin pour le troisième mois consécutif, avec un premier fléchissement des prix du blé, a annoncé vendredi l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

Après avoir battu un record en mars à la suite de l'invasion de l'Ukraine, l'indice FAO du prix des denrées alimentaires, qui suit la variation mensuelle des cours internationaux d'un panier de produits de base, continue de fléchir légèrement de 2,3 %, la plupart des indices (céréales, huiles végétales, sucre) marquant une baisse. Il s'élève à 154,2 points, en hausse de 23,1 % sur un an par rapport à juin 2021, souligne l'organisation. « Bien que l'indice FAO des prix des produits alimentaires baisse en juin pour le troisième mois consécutif, il reste proche du record sans précédent atteint en mars cette année », nuance ainsi Máximo Torero Cullen, économiste en chef de la FAO.

L'indice FAO des prix des céréales fléchit de 4,1 % en juin, les prix internationaux du blé se contractant pour la première fois depuis le record du mois de mars (- 5,7 %). Un repli qui s'explique notamment par « la disponibilité saisonnière de nouvelles récoltes dans l'hémisphère Nord, l'amélioration des conditions de culture dans certains grands pays producteurs (comme le Canada) et des perspectives de production plus élevées dans la Fédération de Russie ». La récolte de la Russie, qui représente avec l'Ukraine près d'un quart de l'approvisionnement mondial en blé, s'annonce en effet exceptionnelle, et lui permettrait potentiellement d'exporter jusqu'à 40 millions de tonnes en 2022-23.

Premier recul du blé, l'huile de tournesol fléchit aussi

L'indice FAO des huiles végétales recule de 7,6 % dans le même temps, avec une baisse des prix de l'huile de tournesol, de soja ou de palme, qui fait l'objet d'une hausse saisonnière de production et d'une plus grande disponibilité en Indonésie.

Malgré ce recul général, « les facteurs qui ont tiré les prix mondiaux vers le haut en premier lieu continuent de peser », prévient Máximo Torero Cullen. À la guerre en Ukraine s'ajoutent en effet une forte demande mondiale, et de lourdes perturbations des chaînes d'approvisionnement liées à la poursuite de l'épidémie de Covid-19.

À l'inverse de ce mouvement de baisse, l'indice FAO des prix de la viande grimpe de 1,7 % en juin, et « atteint ainsi un nouveau record ». « Les prix mondiaux de tous les types de viande ont augmenté, notamment ceux de la volaille (...) du fait du resserrement persistant des disponibilités mondiales dû à la guerre en Ukraine et de l'apparition de foyers de grippe aviaire dans l'hémisphère nord », précise la FAO.

L'organisation a légèrement relevé ses prévisions concernant la production céréalière mondiale en 2022 : elle approcherait les 2,8 milliards de tonnes avec 7 millions de tonnes supplémentaires. « À ce niveau, elle serait encore inférieure de 0,6 % à celle de 2021 », souligne-t-elle.


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