[Vu sur YouTube] Datura, ambroisie... Une surveillance accrue permet de gérer les plantes invasives

Terre-net Média

Les agriculteurs font face à différentes plantes invasives dans leurs parcelles comme le datura ou l'ambroisie. Pour épuiser le stock semencier de ces adventices, il convient d'être très rigoureux. Retrouvez en vidéo les explications de David Forge concernant le datura.

A ppartenant à la famille des Solanacées, le datura est une adventice envahissante. Au-delà de la compétition avec les cultures, sa présence dans les parcelles entraîne d'autres problèmes, du fait de sa toxicité.

Datura Le datura produit des fleurs blanches et a une odeur assez marquée (désagréable) (©Hervé Gustin) Cette plante contient en effet des alcaloïdes très toxiques pour les animaux et pour l'homme. Le datura produit « une grande quantité de graines et ces dernières sont capables de germer à des profondeurs importantes », précise Arvalis-Institut du végétal. « Même l'enfouissement des graines par le labour ne suffit pas pour empêcher complètement leur germination ».

Pour éviter l'expansion du datura, il convient donc d'entretenir les abords et les parcelles en interculture. Dès l'apparition d'un premier pied, il est préconisé de le détruire.

C'est ce qu'explique David Forge dans sa vidéo sur sa chaîne YouTube, Chaîne agricole. Vers le mois d'octobre, l'agriculteur d'Indre-et-Loire consacre, chaque année, une demi-journée voire une journée entière pour éliminer manuellement les quelques ronds de daturas qu'il trouve dans ses parcelles avant qu'ils ne s'égrainent pendant l'hiver.

Pour cela, il faut « se munir de gants » car « tous les organes de la plante sont toxiques : racines, feuilles, tiges et graines », indique David Forge. Une fois les adventices arrachés, l'agriculteur les fait sécher au soleil, en dehors de la parcelle, pour « éviter toute reprise de végétation ». La rigueur lui permet de « contrôler manuellement le datura » et « d'épuiser au fur et à mesure le stock semencier ».

L'ambroisie, connue du grand public

De mi-août à octobre généralement, l'ambroisie « émet un pollen fortement allergisant pour les personnes sensibles », présente Sylvie Nicolier d'Arvalis-Institut du végétal. C'est la raison pour laquelle elle est très connue du grand public. Cette plante est un fléau pour de nombreux agriculteurs. Invasive, elle « colonise les milieux ouverts, agricoles ou non-agricoles », poursuit Clémence Aliaga d'Arvalis. Les levées de cette adventice peuvent être échelonnées au fil de l'année.

Pour lutter contre l'ambroisie, Arvalis-Institut du végétal préconise de « bien surveiller les abords de parcelles et de veiller à ce que les graines d'ambroisie ne soient pas apportées par le matériel (récolte, travail du sol..) ». Attention, l'ambroisie est « capable de redémarrer même après un binage ou un broyage », ajoute Clémence Aliaga.

En cas de parcelles de maïs contaminées par exemple, il est nécessaire « d'avoir recours à des mesures d'ajustement de la stratégie herbicide avec des molécules adaptées ».


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