; Désherbage des céréales à l’automne

Réglementation Prosulfocarbe, mode d’emploi

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Le prosulfocarbe reste incontournable dans les programmes de désherbage des céréales à l’automne. Pour préserver son utilisation, deux règles sont à respecter : le recours à des buses antidérive et l’application à plus de 1 km de certaines cultures, dites non-cibles (CNC), si celles-ci ne sont pas encore récoltées.

SyngentaUtilisation de buses anti-dérives et vigilance vis-à-vis des cultures non-cibles sont les deux grandes principes d'utilisation des solutions à base de prosulfocarbe. (©Syngenta)

« Utilisé seul ou en association, le prosulfocarbe est l’une des matières actives les plus efficaces pour maîtriser les graminées dans les parcelles de céréales à l’automne », rappelle Syngenta. Depuis octobre 2018, les règles qui encadrent l’application de cet herbicide racinaire ont évolué. L’enjeu : limiter les contaminations des cultures voisines et assurer le maintien de cette solution, « incontournable pour les années à venir ».

Les buses antidérive efficaces et... de plus en plus utilisées

Premier impératif à l’utilisation du prosulfocarbe : utiliser un dispositif homologué pour limiter la dérive de pulvérisation des produits. La liste de ces dispositifs, essentiellement des buses à injection d’air, est régulièrement mise à jour sur le site du ministère de l’agriculture. Un impératif qui ne devrait pas se révéler trop contraignant vu que leur taux d’utilisation pour les traitements d’automne progresse. Deux enquêtes menées par BVA et Adquation révèlent, en effet, qu’entre 2017 et 2022, ce taux est passé de 28 à 64 %.

Mais certaines idées fausses ont la vie dure. Près d’un agriculteur sur dix considère encore qu’opter pour ce type de buse réduit l’efficacité du traitement. Faux ! Les essais d’Arvalis – Institut du végétal le prouvent : le choix de la buse n’influence pas l’efficacité des traitements dès lors que le volume de bouillie est supérieur à 80 l/hectare et n’a aucun effet négatif pour les racinaires. Et surtout, cet équipement réduit efficacement les transferts vers les parcelles voisines, préservant ainsi la biodiversité, les cours d’eau et la qualité de l’air. Sans oublier que limiter la dérive aide aussi à rassurer les riverains en limitant les « nuages » de pulvérisation, néfastes pour l’image de la profession.

CNC non récoltées, traitement à reporter

La réglementation impose également d’appliquer le prosulfocarbe uniquement si toutes les cultures non-cibles (CNC), implantées dans un rayon de 1 km, ont déjà été récoltées. En cas de doute, Syngenta encourage à consulter l’outil Quali’Cible « Gratuit, rapide et facile d’utilisation, il permet en seulement trois clics, de repérer les CNC à proximité de la parcelle à traiter. » Une dérogation existe, en cas d’impossibilité de report du traitement et de CNC implantées entre 500 m et 1 km, à condition de réaliser l’application avant 9 h ou après 18 h, que la température soit basse et l’hygrométrie élevée.

Mais aussi...

Lors de l’utilisation du prosulfocarbe, ne pas oublier non plus de respecter les conditions d’application optimales du produit : hygrométrie élevée (sup. à 70 %), températures comprises entre 5 et 20°C, absence de vent et respect de la hauteur optimale de la rampe en fonction de l’angle des buses. Et comme pour toute stratégie basée sur le recours à un herbicide racinaire, il s’agit d’intervenir sur des adventices jeunes, plus sensibles au traitement.

Quelles sont les cultures non-cibles ?

Dans la limite de nos connaissances actuelles, les cultures non-cibles concernées par les applications de prosulfocarbe sur céréales à l’automne sont les suivantes :
  • Cultures fruitières : pommes, poires 
  • Cultures légumières : mâche, épinard, cresson des fontaines, roquette, jeunes pousses et aneth 
  • Cultures aromatiques : cerfeuil, coriandre, livèche, menthe, persil, thym et bourgeons de cassis
  • Cultures médicinales : artichaut, bardane, cardon, chicorée, mélisse, piloselle, radis noir et sauge officinale 
  • Autres cultures : sarrasin, quinoa et chia
Cette liste de cultures est susceptible d’être modifiée par l’Anses dans le cadre de la Phytopharmacovigilance.

Article réalisé par Terre-net Factory et proposé par Syngenta.


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