L'actu d'Arvalis Blés : un tour d'eau après floraison reste encore efficace

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Après la floraison des blés, en cas de stress hydrique, positionner une irrigation va permettre de limiter une perte de poids des grains, et donc de préserver le rendement.

Irrigation bléLa sensibilité du blé au stress hydrique varie en fonction du stade. (©Arvalis-Institut du végétal)

En blé tendre ou en blé dur, la période de sensibilité au stress hydrique s’étend du stade 2 nœuds jusqu’au stade « grains laiteux ». Du stade épi 1 cm à l’épiaison, le stress hydrique provoque une régression des talles. Cette régression est surtout marquée à partir du stade 2 nœuds pour le blé.

Sensibilité du blé au stress hydrique selon le stadeSensibilité du blé au stress hydrique selon le stade. (©Arvalis-Institut du végétal)

Pendant la phase gonflement-floraison, le stress hydrique a un effet négatif sur la fertilité des épis. Après la floraison, pendant la formation des enveloppes des grains puis leur remplissage, le stress hydrique réduit le poids des grains. À intensité de stress équivalente, son effet sur le rendement est moins marqué que pendant la fin de la montaison. Mais le déficit hydrique est souvent plus élevé pendant cette période, d’où un effet important sur le rendement.

Pendant le remplissage des grains, le blé est aussi sensible aux fortes températures (supérieures à 25°C). Cet effet négatif est moindre en culture irriguée car la transpiration plus élevée permet de limiter la température au sein de la culture.

Optimiser la conduite de l’irrigation

Dans le cas de stratégies d’irrigation d’appoint où la ressource en eau ne permet de réaliser qu’un ou deux apports de 30 mm maximum, il faut positionner les passages à la période la plus sensible vis-à-vis du manque d’eau. Si des marges de manœuvre existent pour ajuster les volumes d’irrigation en fonction des parcelles, il est préférable de prévoir un volume plus élevé en sol à faible réserve utile (deux à trois passages) qu’en sol plus profond (un passage).

Des essais conduits dans plusieurs régions françaises montrent que les irrigations les plus payantes se situent entre dernière feuille ligulée et grain laiteux, période la plus sensible à un manque d’eau. Attention toutefois, il faut éviter d’irriguer pendant une durée de huit jours environ à partir de la sortie des premières étamines pour ne pas augmenter le maintien de conditions humides, propices au risque fusarioses. C'est d’autant plus vrai sur blé dur.

Notons également que l’irrigation après floraison augmente le risque de verse : dans ce cas, positionner plutôt le tour d’eau la nuit, en utilisant des petites buses pour réduire la taille des gouttes. La rentabilité d’une irrigation précoce en sol profond n’est jamais garantie, elle dépend du climat à venir. Il vaut mieux attendre le plus tard possible, que la réserve du sol soit bien entamée pour démarrer.

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