L'actu de Terres Inovia Tour de plaine des cultures protéagineuses

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Les pois et féveroles de printemps affichent un bon développement. Terres Inovia recommande toutefois d'être vigilant face aux pucerons et aux maladies. Du côté des pois d'hiver, il est important de bien différencier les symptômes de maladies, viroses et/ou dégâts liés au gel.

Les pois de printemps connaissent un bon départ cette campagne. Ils atteignent les stades 4 feuilles et début floraison respectivement de la Normandie à Poitou-Charentes. Les attaques de sitones ont été finalement moins importantes que l'on craignait, le temps froid des semaines passées ayant freiné l’activité des insectes. Les premiers pucerons sont signalés. Pour les parcelles les plus tardives, les sitones restent à surveiller jusqu’au stade 6 feuilles. Pour les plus précoces, les pucerons sont à surveiller dès le stade 10 feuilles. Les pièges à tordeuses seront quant à eux à installés dès le stade 12 feuilles/boutons floraux.

Aucune maladie n’est signalée à ce jour. Avec le retour d’averses ou d’orages, l’apparition d’ascochytose est à surveiller, en particulier à partir du début floraison. C’est également le moment de vérifier la bonne nutrition azotée des cultures en observant les nodosités. Pour cela, prélever une motte de terre et la faire fondre dans de l’eau tiède. Vérifier que les nodosités sont bien présentes et actives (rosée à l’intérieur).

Féveroles de printemps, jusqu'à 12 feuilles

Le constat est assez similaire du côté des féveroles de printemps, qui sont entre le stade 4 et 12 feuilles. Des attaques de sitones sont observées, mais elles sont moins intenses que ce que l'on craignait. Aucune maladie n’est signalée pour le moment, les parcelles sont très saines.

À surveiller dans les jours à venir l’arrivée des pucerons, et surtout l’apparition de botrytis qui pourrait profiter des averses annoncées pour apparaître dans les parcelles. Comme pour les pois, la bonne nutrition azotée des cultures est à surveiller.

Différencier bactériose, ascochytose et dégâts de gel sur pois d'hiver

Les pois d'hiver ont bénéficié de bonnes conditions d'implantation dans l'ensemble. De part leur exposition aux températures hivernales et à leur développement avancé lors des périodes humides et/ou gélives, ils sont toutefois susceptibles de développer des symptômes de maladies, viroses et/ou de dégâts liés au gel. Les différencier est important afin de juger convenablement le risque de sa parcelle, et de la protéger si celle-ci présente de l'ascochytose.

  • Gel

Ces dégâts sont souvent liés à de fortes amplitudes thermiques sur un court laps de temps et/ou à des températures gélives à un stade avancé du pois où celui-ci devient plus sensible.
Symptômes : Ces blessures se traduisent généralement par l’apparition de zones nécrosées en particulier en bas de la tige. Si le pois a été fortement touché, l’alimentation de la tige peut être impactée ainsi que sa tenue. À noter que si les ramifications secondaires ne sont pas ou peu affectées, le pois d’hiver peut facilement compenser la perte de sa tige principale.
Que faire ? : Dans les cas de dégâts de gel avérés, il est important de bien surveiller sa parcelle, des maladies comme l’ascochytose ou la bactériose pouvant s’y installer par la suite.

  • Ascochytose

Cette maladie, liée à un complexe fongique, peut apparaître dès le stade 6 feuilles sur pois d’hiver si les conditions climatiques sont propices (temps humide et pluvieux).
Symptômes : Cela se traduit par l’apparition de ponctuations brunes sur les feuilles pouvant évoluer en plage nécrotique et affecter les tiges. Les symptômes présentent un gradient de progression du bas vers le haut de la plante. La maladie évolue vers les étages supérieurs par effet de « splashing ». Les pluies sont donc propices à l’évolution de la maladie sur la plante.
Que faire ? : En cas de symptômes avant la floraison, il est conseillé de faire une première protection fongique avec un produit homologué.

  • Bactériose

La bactériose, maladie d’origine bactérienne, s’installe généralement après un passage gélif. La bactérie responsable de la maladie s’insinue par les lésions des tissus de la plante.
Symptômes : La bactériose se caractérise par l’apparition de taches en « éventail » à l’aspect huileux sur les stipules. Ces taches peuvent se nécroser par la suite. Sur les tiges, des lésions vitreuses et grasses peuvent s’étendre et confluer entre elles.
Que faire ? : En cas d’apparition de foyer, il n’y a pas de traitement curatif possible. Seule l’évolution des conditions climatiques à venir peuvent favoriser ou stopper la maladie. Les températures chaudes et un temps sec ne sont pas favorables au développement de celle-ci. 2018 a bien illustré la situation avec l’apparition de quelques foyers en sortie hiver stoppés par le retour de températures chaudes en avril.


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