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L’UE suspend pour six mois les taxes à l'import de l’urée et de l’ammoniac

« L’essentiel des importations d’urée de morte saison a maintenant été livré ou commandé au prix fort », indique l'AGPB. (©AdobeStock)
« L’essentiel des importations d’urée de morte saison a maintenant été livré ou commandé au prix fort », indique l'AGPB. (©AdobeStock)

Mi-décembre, le Conseil des ministres de l’UE a décidé de suspendre pendant six mois les droits d’importation pour l’urée et l’ammoniac anhydre en provenance des pays tiers où ils étaient jusqu’ici fixés à 6,5 % et 5,5 %. Cette franchise temporaire de droits ne s’applique pas aux produits russes et biélorusses.

La mesure vise à améliorer les approvisionnements communautaires en engrais azotés et à réduire leurs coûts de production, qui ont fortement augmenté en 2021 d'abord, puis à nouveau en 2022 suite à l’invasion de l’Ukraine par la Russie

Dans un communiqué du 13 janvier, l’association générale des producteurs de blé (AGPB) s’est félicitée de cette décision, pour laquelle elle explique militer depuis deux ans aux côtés de la FNSEA et du Copa-Cogeca.

Elle la décrit comme « une bonne nouvelle dans son principe, mais qui aurait dû intervenir bien plus tôt pour tenir compte des réalités du terrain et des difficultés des agriculteurs pendant la campagne en cours » : « l’essentiel des importations d’urée de morte saison a maintenant été livré ou commandé au prix fort ».

L’organisation regrette aussi la durée de la mesure – « six mois bien trop courts pour réellement bénéficier aux agriculteurs » – et ajoute que « les céréaliers restent mobilisés pour prolonger et étendre cette suspension à l’ensemble des engrais azotés et phosphorés ». Au plus tard le 17 mai 2023, la Commission européenne devra évaluer son impact et éventuellement la prolonger.

L’AGPB souligne que les livraisons d’azote en France ont baissé de 8 % en 2021/22, de 23 % pour le phosphore et de 24 % pour le potassium. Le syndicat s’attend à une nouvelle baisse des utilisations au printemps 2023, avec « un impact négatif possible sur le volume des récoltes, l’équilibre du marché céréalier et la sécurité alimentaire ».

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