Paroles de lecteurs Mitigés sur l'assurance multirisque climatique

Terre-net Média

Alors que de nombreuses régions françaises sont sous les inondations et les crues, l'assurance multirisque climatique peine à faire des adeptes parmi les agriculteurs, comme chez les lecteurs de Terre-net. Ces derniers mettent en cause les cotisations « trop élevées » selon eux et reprochent aux compagnies d'assurance de « faire de l'argent sur leur dos ». Certains préfèreraient une assurance chiffre d'affaires, d'autres une assurance revenus. Bref, personne n'est d'accord, mais une chose est sûre : la volatilité et le risque prix augmentent. Toutefois, d'après The germs, les assureurs « ne veulent plus assurer le risque, ou tout simplement prendre le risque d'assurer les paysans ».

paroles de lecteurs assurances climatiques « Groupama et ses concurrents ont bien compris que l'assurance climatique était une mine d'or », lance Steph18. (©Terre-net Média)

Tri : « OK pour 60 % des surfaces Cerise, mais il va falloir que tu nous baisses sacrément les tarifs ou que tu nous mettes une franchise à 5 %. »

PàgraT : « Groupama veut gagner de l'argent sur le dos des paysans, rien d'autre. »

Maxens : « En fait, ils ont besoin des grandes cultures et de certaines régions où les niveaux de franchise sont rarement dépassés en cas d'accident climatique, pour financer d'autres zones qui déclenchent plus souvent ces assurances et rentabiliser leur modèle. Mais sur ces territoires, les agriculteurs font aussi leur calcul de rentabilité, et si ce n'est pas rentable car jamais déclenché, ils ne vont pas cotiser à fonds perdu... Comme son dispositif n'est pas lucratif, Groupama veut encore piquer sur les aides Pac du premier pilier, alors que ces zones n'ont cessé de les voir baisser au profit des régions dites "défavorisées". C'est lamentable ! Foutez la paix aux céréaliers, leurs aides à l'hectare sont déjà plus basses qu'en Allemagne et les prix de vente sont au ras des pâquerettes... Il vaut mieux actuellement être éleveur en montagne, vendre un peu de fromage au black et tenir des remontées mécaniques, que producteur de céréales dans la Beauce... L'égalitarisme n'a jamais marché et conduira tout le monde à la faillite. »

Steph18 : « Groupama et ses concurrents ont bien compris que l'assurance climatique était une mine d'or. Comme la météo nous réserve de plus en plus de mauvais tours, les cotisations augmenteront continuellement et le budget de la Pac sera de plus en plus ponctionné. Résultat : d'ici 10 ans, une bonne partie de nos primes iront plus ou moins directement dans la poche des assureurs. »

Maxens : « Donc, il faut une assurance chiffre d'affaires, pas climatique. »

Roland Zimmermann via Linkedin : « L'équation du besoin de chiffre d’affaires est : rendement x prix. Le modèle français a été construit sur la seule logique du rendement, sauf que le risque prix est deux à trois fois supérieur et qu'il n'est toujours pas assuré aujourd'hui après plus de 10 ans de volatilité. Perdre 25 € de la tonne sur une récolte non vendue et stockée depuis la moisson, c’est 20 000 € de chiffre d'affaires en moins par multiple de 100 ha. »

Titian : « Je suis d'accord qu'il faut trouver une solution assurantielle mais assurer un chiffre d'affaires (à mon avis déjà bien bas) ne veut rien dire. Pour moi, seule l'assurance revenus peut marcher, mais vu qu'on n'en a quasiment plus, il fallait y penser avant !!! »

The germs : « Je pensais que la mission d'un assureur était d'assurer un risque. Mais à lire le titre, on a plus l'impression qu'ils ne veulent pas prendre de risque à nous assurer (en l'occurrence à assurer nos récoltes) !! En tout cas, il faudra faire marcher la concurrence ! Ça prend du temps, mais ça permet de faire des économies non négligeables car bien souvent, les contrats sont renouvelés automatiquement, alors que les besoins évoluent. » 


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