[Sur les réseaux] Irrigation Indignation quasi générale après les actions contre les retenues d’eau

Terre-net Média

À l’appel de plusieurs collectifs et d’associations de défense de la biodiversité, près de 2 000 opposants aux « méga-bassines » se sont réunis le 6 novembre à Mauzé-sur-le-Mignon, dans les Deux-Sèvres, où une réserve d’eau a été vidée. Une action qui suscite des réactions indignées du côté du gouvernement, et du monde agricole à l’exception de la Confédération paysanne, qui dénonce une privatisation de l’eau.

« Force est de constater que ce week-end, des acteurs syndicaux, politiques et associatifs ont choisi de se mettre en marge de ce cadre qui fonde le vivre ensemble de la société française. En encourageant la destruction d’une réserve d’eau au nom de leur propre vision de la défense de l’intérêt général, ils ont commis un acte grave, un acte intolérable ! », ont rappelé le 9 novembre la FNSEA, Jeunes agriculteurs, les chambres d’agriculture et Irrigants de France, dont les responsables avaient déjà réagi au cours du week-end suite à une mobilisation contre les réserves d'eau

À l’appel de plusieurs associations, dont la Confédération paysanne, une manifestation contre les « méga-bassines », dans les Deux-Sèvres s’est en effet conclue le 6 novembre par des heurts avec les forces de l’ordre et la dégradation d’une réserve d’eau jugée illégale par les manifestants en Charente-Maritime. « Rappelons que la méga-Bassine de Cram-Chaban (17) est une infrastructure toujours dans l’illégalité ! Le 4 novembre, la commissaire enquêteur a rendu un avis défavorable sur la nouvelle enquête publique ordonnée par la Cour d’appel administrative de Bordeaux », indique la Confédération paysanne sur son compte Twitter.

Condamnation unanime du gouvernement

Plusieurs ministres ont dénoncé cette action, comme le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin qui « condamne les actes de destruction des installations d’irrigation hier dans les Deux-Sèvres et en Charente-Maritime ». « Je souhaite que les auteurs répondent de leurs actes devant la justice. J'apporte mon soutien aux deux gendarmes blessés et aux militaires mobilisés sous l’autorité des préfets », a-t-il indiqué sur Twitter.

La secrétaire d’État à la biodiversité, Bérangère Abba, s’est également exprimé sur le réseau social : « On peut être "contre", vouloir un autre modèle, mais les violences commises hier envers les forces de l’ordre et les dégradations d’infrastructures légales sont inadmissibles. Face au changement climatique, la gestion partagée de l’eau appelle à la concertation et au respect des équilibres. C’est tout l’enjeu du Varenne agricole de l’eau et du travail sur l’ adaptation au changement climatique que je mène avec Julien Denormandie, avec l’éclairage scientifique aux solutions de génie écologique pour un partage des usages en fonction des ressources disponibles ».  

Cependant, pour Nicolas Girod, porte-parole de la Confédération paysanne, « cette action de démontage vise l'accaparement, la privatisation d'un bien commun à coups d'argent public pour un modèle dépassé ».

Un positionnement dénoncé par le ministre de l’agriculture, pour qui « un leader syndical ne peut pas appeler ou justifier une action illégale. Ce n'est pas acceptable dans une démocratie, et ça ne le sera jamais ». 

De son côté, la Coordination rurale a fermement condamné la dégradation de la réserve d'eau et la position de la Confédération paysanne.


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