Conjoncture 2014 Peu d'inquiétudes pour la production de blé dans la zone mer Noire

Terre-net Média

Malgré l’impact du conflit avec la Russie sur l’activité agricole, l’Ukraine devrait à nouveau engranger une production céréalière abondante en 2014/15. Analyse de FranceAgriMer.

Aire de collecte de céréales en Ukraine, port d'Odessa.Aire de collecte de céréales en Ukraine, port d'Odessa. (©Offre et demande agricole)

« Les difficultés de financement ont conduit à privilégier les semences locales et à diminuer les volumes d’intrants. Ces restrictions sont susceptibles d’avoir un impact sur la qualité, qui reste toutefois à confirmer au moment de la récolte.

Dans l’attente, l’analyste ukrainien UkrAgroConsult prévient déjà d’une possible proportion de blé fourrager plus élevée qu’au cours des deux dernières années (de l’ordre de 40 % contre 20-30 %).

D’un point de vue quantitatif, on note peu d’inquiétude car les cultures ont bénéficié de conditions de développement quasi idéales. Sur la base d’une surface en retrait de 3 % et d’un rendement prévu à 3,03 t/ha (3,39 t/ha l’an dernier, soit l’un des plus hauts rendements ukrainiens en blé), le Cic estime la production de blé de l’Ukraine à 20 Mt ; UkrAgroConsult, pour sa part, avance le chiffre de 23 Mt.

En ce qui concerne la Russie, malgré quelques incertitudes quant à l’impact de la sécheresse, le potentiel de production reste élevé. Dans le district sud ainsi que dans la Vallée de la Volga, les cultures ont été soumises à une phase de stress hydrique au cours des deux derniers mois. La production de blé est, à ce stade, estimée à 51 Mt par le Cic (52 Mt en 13/14) contre près de 55 Mt pour l’analyste Ikar.

Diversification des cultures au Kazakhstan

Selon l’attaché agricole de l’Usda en poste à Astana, le Kazakhstan s’est engagé dans une logique de diversification des cultures, notamment vers les oléagineux et les cultures fourragères. Cette stratégie est à mettre en lien avec la croissance de la demande intérieure, y compris pour les productions animales, générée par la poussée démographique, mais aussi avec les difficultés récurrentes que rencontre le Kazakhstan pour mettre en œuvre son programme d’exportation par voie maritime.

Pour 2014/15, le gouvernement prévoit une baisse des semis de blé, pour la 5e année consécutive, à 12,8 Mha (13,1 en 2013) et une production de 14,5 Mt. Parallèlement, une forte hausse des subventions à l’hectare pour les cultures désormais considérées comme « prioritaires » telles que les oléagineux et les céréales fourragères (y compris l’orge) devrait intervenir, au détriment des subventions pour le blé. Ainsi, la subvention allouée pour la culture de l’orge devrait faire un bon de 244 % à 2.700 tenge/ha, pour le maïs grain de 313 % à 30.000 tenge/ha et pour le soja de 175 % à 9.000 tenge/ha. Ces subventions sont destinées à financer les achats de carburants, d’engrais et d’herbicides. Pour autant, la culture du blé demeure très importante pour le Kazakhstan, qui est le premier exportateur mondial de farine. »

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D'après FranceAgriMer, note de conjoncture de juin 2014.

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