Marché des pommes de terre En Europe, des surfaces 2019 en hausse de 2,4 % par rapport à 2018

Terre-net Média

Selon le NEPG, le groupement des pays producteurs des pommes de terres du nord-ouest européen, les surfaces emblavées en 2019 atteindraient 609 000 ha, en hausse de 2,4 % par rapport à 2018 et de 8,4 % par rapport à la moyenne quinquennale.

Les chantiers de plantations ont été effectuées relativement tôt cette année, « mais, en raison du froid en début de cycle, les cultures ne sont pas plus avancées. »« Les chantiers de plantations ont été effectués relativement tôt cette année, mais, en raison du froid en début de cycle, les cultures ne sont pas plus avancées. » (©Patricia Douanne) 

« Sur la base d'une estimation provisoire du NEPG, groupe des producteurs de pommes de terre du nord-ouest européen, la superficie des cinq plus grands pays producteurs de pommes de terre a augmenté pour atteindre 609 000 ha de pommes de terre de consommation », écrit le groupement dans un communiqué mercredi 5 juin. « Soit la surface la plus élevée depuis longtemps ! »

Les estimations – pour l’instant provisoires – du groupement montrent une croissance globale de 2,4 % par rapport à l'année dernière et de 8,4 % par rapport à la moyenne sur cinq ans. « Tous les pays producteurs de pommes de terre du continent voient leurs surfaces croître, avec la France et la Belgique en tête. »

« La crainte, dès l’automne 2018, d'avoir un manque de plants de pommes de terre pour emblaver plus de surface s’est avérée non réaliste, car on a utilisé plus de petits plants, plus de plants coupés, même si les prix ont beaucoup augmenté. »

« Ainsi, les coûts de production, en raison du prix plus élevé des plants et parfois des locations de parcelle à l’année, seront probablement plus élevés que ceux de l'an dernier. Pour la Grande-Bretagne, il est encore trop tôt pour faire une première estimation, c'est pourquoi nous reprenons la moyenne sur cinq ans pour ce pays. Toutefois, toute croissance de la superficie pourrait y être limitée par la campagne difficile de l'an dernier et les prix élevés des plants. »

L’eau reste le déterminant « critique »

Les membres « ont constaté que l’augmentation des emblavements était conforme à la demande croissante pour la transformation et l'exportation. Le NEPG souligne que c'est toujours le rendement, et non la surface, qui déterminera la récolte finale, et que le cycle de la plante est encore long. Comme il n'y aura pas de report de la récolte de 2018, la prochaine campagne de pommes de terre sera plus longue que d'habitude et pourrait nécessiter plus de pommes de terre. La quantité extrêmement faible de pommes de terre libres encore en stock et l'arrivée une semaine plus tard des hâtives constitueront un défi pour l'industrie de transformation, qui est avide de matière première. »

Les chantiers de plantations ont été effectuées relativement tôt cette année, « mais, en raison du froid en début de cycle, les cultures ne sont pas plus avancées. » Par ailleurs, « les pays considèrent que la situation de l'eau pose de grands défis, car les niveaux dans les réservoirs et les puits, ainsi que les réserves souterraines, sont bien inférieurs à la moyenne. Des précipitations sont nécessaires pour les cultures et aussi pour permettre l'irrigation là où c’est possible. Certaines restrictions par rapport à l’irrigation ont déjà été appliquées. »

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