Chicago Les cours agricoles poursuivent leur envolée

Afp

Les cours du blé ont poursuivi leur nette progression mardi à Chicago, soutenus par des craintes sur la qualité du blé d'hiver américain, dans un marché surveillant toujours l'Ukraine. Le maïs et le soja se sont aussi fortement appréciés.

Grains de maïsLes craintes liées à la crise ukrainienne profitaient au maïs, dont le pays est devenu un exportateur majeur en Europe avec le blé. (©Terre-net Média)Après des mois d'un hiver exceptionnellement rigoureux aux États-Unis et de conditions trop sèches, les opérateurs ont accueilli avec inquiétude les estimations mensuelles sur la qualité des cultures de blé rouge tendre d'hiver des grands États producteurs américains au début du mois de mars. « Cinq des sept États (producteurs) ont fait état lundi soir d'un recul de la qualité des cultures par rapport au mois précédent, le Kansas, le Nebraska, le Texas, l'Illinois et l'Oklahoma et seulement deux d'entre eux, le Montana et le South Dakota ont montré une progression du volume des cultures jugées "bonnes à excellentes" », a précisé Bill Nelson, de Doane Advisory Services.

De mauvais augure pour le volume de production final de blé de blé d'hiver, ces chiffres ont provoqué une nette hausse des prix de la céréale à Chicago.

D'autant que les inquiétudes liées à la crise ukrainienne n'étaient pas dissipées. Malgré des propos jugés rassurants tenus par le président russe Vladimir Poutine mardi, qui semblaient écarter pour l'instant le risque d'une intervention armée en Ukraine, le marché préférait rester prudent. « Il semble que les cargaisons de blé continuent à être expédiées depuis l'Ukraine mais des perturbations » peuvent encore intervenir, a estimé Paul Georgy, de la maison de courtage Allendale.

Dans l'attente du rapport Wasde lundi prochain

D'autre part, « l'on craint que (cette situation) puisse retarder la saison des semis de blé de printemps dans le pays », ont noté les experts de Commerzbank.

Les craintes liées à la crise ukrainienne profitaient également au maïs, dont le pays est devenu un exportateur majeur en Europe avec le blé. « Même si la situation apparaît légèrement plus stable (mardi), il est évident que les céréales américaines semblent être des investissements plus sûrs pour le moment », ce qui profite aux cours à Chicago, a renchéri Bill Nelson.

D'autre part, les opérateurs se préparaient à la publication toujours très attendue du rapport mensuel du ministère américain de l'Agriculture, l'Usda, sur l'offre et la demande mondiales en produits agricoles (Wasde) lundi. « Au vu des conditions météorologiques (difficiles) en Amérique du Sud et de l'impact éventuel de la crise ukrainienne, on s'attend à ce que ce rapport soit haussier pour les prix » pour le soja et le maïs notamment, a noté Bill Nelson.

Après un bref moment de faiblesse technique lundi, le soja a rebondi mardi, se hissant vers un nouveau sommet en clôture plus vu depuis début juillet. « Les opérateurs s'attendent toujours à des annulations de commandes » en soja américain « et à un basculement de la demande vers l'Amérique latine », mais ce basculement a pris du retard en raison notamment d'inquiétudes au sujet de la production brésilienne, a noté Paul Georgy.

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en mai, le contrat le plus échangé, a fini mardi à 4,8425 dollars contre 4,7050 dollars. Le boisseau de blé pour la même échéance a terminé vendredi à 6,4350 dollars contre 6,3150 dollars. Le boisseau de soja également pour livraison en mai a clôturé en baisse à 14,2300 dollars contre 14,0925 dollars, un nouveau sommet depuis le 11 juillet. 

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