Robots agricoles Ils sont prêts à investir les exploitations de grandes cultures !

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Avo, Robotti, RDM AG... ses noms venus du futur désignent des robots pour les travaux en grandes cultures. Ils ont été présentés lors du Fira, le salon international de la robotique à Toulouse (Haute-Garonne) les 10 et 11 décembre 2019. Déjà mis sur le marché, il se pourrait que vous les croisiez au détour d'un champ, à moins que la réglementation ne soit pas encore suffisamment explicite...

Les acteurs internationaux de la robotique se sont réunis au FIRA, le 10 novembre 2019 à Toulouse, pour présenter leurs idées sur la futur réglementation des robots agricoles.Les acteurs internationaux de la robotique se sont réunis au Fira, le 10 décembre 2019 à Toulouse, pour présenter leurs idées sur la future réglementation des robots agricoles. (©Terre-net Média)

« Depuis 1983, l’élevage est plutôt bien avancé en termes d’automatisation. Les robots effectuent les tâches répétitives et l’agriculteur vient en support quand il est appelé. Nous devrions avoir une évolution similaire en grandes cultures », déclare Peter Pickel, directeur adjoint de John Deere Allemagne. Aujourd’hui en France, 17 % des vaches laitières sont traites par un robot. Un chiffre qui peine à trouver une équivalence dans les exploitations de grandes cultures. Cependant, certains modèles du marché semblent avoir les qualités requises pour assister l’agriculteur. Tous ont des points communs : automatisation, électrification et intelligence artificielle

Et la réglementation, où en est-elle ? 

Les interrogations sur le contexte réglementaire persistent. « Il faut établir de nouvelles normes pour les robots, mais pour cela il faut commencer par penser à leur harmonisation » déclare Ivo Hostens, directeur technique à la Cema. L’OECD, organisation en charge de la certification de tracteurs dans 27 pays européens, souhaite créer un volet « robotique » avec une charte destinée aux constructeurs. Certaines normes pourront être inspirées des modèles américain ou australien déjà existants. Rendez-vous aux prochaines éditions du Fira pour plus d'informations.

La conjoncture robotique plus en détails :   Pourquoi les robots ne sont pas encore dans nos champs ?

Porte-outils autonome 

Le Robotti, un porte outil autonome, en version 50 D soit avec deux moteurs de 25 ch.Le Robotti, un porte-outils autonome, en version 50 D soit avec deux moteurs de 25 ch. (©Terre-net Média)

Développé par la société danoise Agrointelli, Robotti est un porte-outils autonome. Les outils de travail, d'une largeur allant jusqu'à 3 m, peuvent être montés sur l'attelage trois points standard et la prise de force hydraulique. Plusieurs modèles sont disponibles, la version la plus grande étant entraînée par un ou deux moteurs Kubota 4 cylindres Stage V de 74 ch. Robotti est équipé de quatre roues motrices. Sa vitesse peut atteindre 8 km/h et il peut travailler jusqu'à 1,6 ha/h selon les conditions de chantier.

Un fois placé au champ, ce robot est conçu pour une conduite autonome, mais il est possible de reprendre la main depuis un smartphone ou une tablette. Sa position dans la parcelle est déterminée grâce au signal GPS RTK. À noter : une déclinaison à propulsion électrique sera proposée prochainement.

Découvrez Robotti au champ : 

Appuyez sur le curseur pour démarrer la vidéo.

Henrik Lynge Jacobse, directeur commercial chez Agrointelli, présente le développement de Robotti dans l'article suivant > Agrointelli Robotti, le robot porte-outils disponible sur le marché

Désherbage au centimètre près

La seconde version du Avo de Ecorobotix est capable de traiter 10 ha/j grâce à une batterie solaire.La seconde version du Avo de Ecorobotix est capable de traiter 10 ha/j grâce à une batterie solaire. (©Terre-net Média)

Depuis sa mise en marché en 2018, 15 modèles du robot de désherbage des grandes cultures EcoRobotix sont en action. Une offre qui sera complétée en 2021 par une seconde génération, présentée en avant-première lors de cette 4e édition du Fira. Le robot Avo est capable de détecter une trentaine d'adventices dans les cultures de betterave, colza, haricot, oignon et dans les prairies. Grâce à une rampe de pulvérisation de 52 buses, il traite en utra-localisé sur le rang et en inter-rang. La détection au centimètre près permettrait de réduire le volume d'herbicides de 90 %.

Les essais de la première version >  Débuts prometteurs en grandes cultures pour Ecorobotix

Avo est alimenté par une batterie solaire, capable de restituer l'énergie la nuit. Il peut ainsi traiter jusque 10 ha/j. Le guidage est assuré par un signal GPS RTK et s'adapte aux contraintes fixées par l'agriculteur. Une interface connectée est associée au robot. Le dispositif autonome est monté sur quatre roues motrices, à rotation sur 365° pour s'adapter à toutes les conditions topographiques. 

Drone de biocontrôle

Reflet du monde, en partenariat avec les coopératives Maïsadour et Vivadour, a développé le drone RDM AG, capable d'emmener 12 kg de charge utile de produits de biocontrôle. Il embarque trois systèmes de largage, interchangeables facilement, pour multiplier les applications : épandage de couverts végétaux, pulvérisation de produits liquides et lâcher de trichogrammes, pour lutter contre la pyrale du maïs par exemple. D'un diamètre de 2 m, il a une autonomie de vol de 30 min et intègre le signal GPS RTK en option.


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