Aléas climatiques Un tiers des agriculteurs a souscrit une assurance climatique en 2020

Terre-net Média

La proportion d'agriculteurs qui souscrit une assurance multirisque climatique reste stable en 2020 par rapport à 2019 : ce sont 33 % qui ont fait ce choix selon un sondage en ligne sur Terre-net.fr et Web-agri.fr.

InondationEn 2018, 30,5 % des surfaces agricoles totales (hors prairies) en France étaient assurées en multirisque climatique. (©Linda Russ/Pixabay)

D'une année sur l'autre, les souscriptions aux assurances multirisques climatiques varient peu. Selon un sondage en ligne réalisé sur Terre-net.fr et Web-agri.fr du 28 avril au 5 mai 2020, 33 % environ des agriculteurs ont fait ce choix pour 2020 : une proportion qui reste la même qu'en 2019

>>> Appel à témoignages : Vous souscrivez à une assurance multirisque climatique, vous n'en souscrivez plus après l'avoir fait les années précédentes, ou bien au contraire, vous n'en avez jamais eu... Quel que soit votre choix, expliquez-nous vos raisons ! Pour témoigner, envoyez nous un mail à redaction@terre-net.fr et nous vous recontacterons.

Selon les derniers chiffres disponibles, qui concernent la campagne 2018, 70 122 contrats ont été souscrits, représentant 30,5 % des surfaces agricoles totales (hors prairie) contre  29,7 % en 2017 et 25,7 % en 2016. La diffusion de l'assurance récolte est en petite augmentation depuis plusieurs années, la multiplication des aléas climatiques (sécheresse en 2015, 2018 et 2019, inondations en 2016, gel en 2017, orages de grêle localisés, etc...), y est sûrement pour quelque chose. En 2019, 58 % des agriculteurs ont en effet déclenché leur assurance récolte selon un sondage en ligne réalisé sur Terre-net.

Mais le taux de couverture reste encore faible. C'est ce qui a notamment poussé Groupama a tiré la sonnette d'alarme en février dernier : « alors que, jusqu’en 2015, le ratio entre les cotisations et les montants indemnisés aux agriculteurs oscillait entre 86 et 97 %, le versement d’indemnisations en 2016 équivalent à 231 % des cotisations versées a, depuis, rendu le système déficitaire, autour de 104 % », expliquait alors le premier assureur agricole. Il avait alors défendu la « création d'un pool associant les assureurs et les réassureurs privés permettant de mutualiser les portefeuilles de risques, tout en maintenant un environnement concurrentiel ».

De son côté, le ministre de l'agriculture qui souhaite aboutir à « une assurance généralisée des agriculteurs », a lancé l'été dernier une concertation sur la gestion des risques en agriculture avec les représentants agricoles, les assureurs et les réassureurs, qui semble depuis patinée.

Quant au député communiste André Chassaigne, il a déposé le 7 avril 2020 une proposition de loi visant « à affirmer la primauté d’un régime public d’assurance et de gestion des risques, avec des sections spécifiques et des missions élargies ». 

L'assurance récolte et son devenir va donc encore rester un sujet brûlant pour les mois et années à venir...

N.B. : Les résultats de ce sondage sont indicatifs (l’échantillon n’a pas été redressé).


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