Biocontrôle Une croissance de 24 % en 2018

CLG Terre-net Média

Le Bib 2018, baromètre de l’activité biocontrôle d’IBMA France, vient de paraître. Pour la troisième année consécutive, le marché du biocontrôle français présente une forte croissance avec + 24 % de ventes.

Cette année encore, le biocontrôle a connu un essor important, atteignant 8 % du marché de la protection des plantes pour 170 M€ en 2018. « En maintenant ce taux de croissance, nous pourrions atteindre le cap des 15 % du marché dès 2021/2022 ! » déclare Antoine Meyer, président d’IBMA France. « Nous devons d’ores et déjà nous projeter au-delà et viser les 30 % à horizon 2030 ! », ajoute-t-il. 

Les produits de biocontrôle sont des « agents et produits naturels pour la protection intégrée des cultures », tels que des macro-organismes ou produits phytopharmaceutiques à base de micro-organismes, médiateurs chimiques ou substances naturelles.

Les ventes de produits en 2018 se répartissent de la manière suivante : 63 % de substances naturelles, 19 % de médiateurs chimiques, 11 % de macro-organismes et 7 % de micro-organismes. En termes de cibles, les insecticides et fongicides sont les plus représentés avec respectivement 39 et 32 %. Suivent les herbicides (16 %) et molluscicides (6 %).

« Ces fortes progressions du biocontrôle traduisent une implication croissante des acteurs des différentes filières en faveur de ces méthodes alternatives, pour une agriculture durable », résume Antoine Meyer. « Elles ne doivent pas occulter pour autant le manque de solutions de biocontrôle dans encore un trop grand nombre d’usages, toutes filières confondues. » 

Pour IBMA France, le développement du biocontrôle doit maintenant passer par un meilleur déploiement des solutions existantes, notamment grâce au contrat de solutions paru début juillet. Une accélération de la recherche est aussi nécessaire. « Pour développer les activités de recherche sur le biocontrôle en France, des mesures comme un crédit impôt recherche majoré sur le biocontrôle nous paraissent simples à mettre en œuvre », explique Antoine Meyer. « Ces mesures, limitées à 10 ans, sont à même de créer les emplois privés nécessaires et les recettes fiscales afférentes pour l’Etat, rendant cet investissement rentable. » 

Ainsi, les prochaines Rencontres annuelles du biocontrôle, organisées par IBMA France début 2020, permettront à l’ensemble des acteurs de faire le point sur le biocontrôle. 


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