« L’industriel Roquette demandait absolument une baisse des prix, poursuit-il, et nous, compte tenu des efforts que nous avons consentis par le passé, nous n’acceptions aucun recul. Le 12 janvier, nous nous sommes réunis à nouveau avec Roquette, sans trouver de terrain d’entente. Mais ses responsables nous ont dit que les calculettes fonctionnaient et ont promis une proposition honnête d’ici à la fin janvier. Nous préférons finalement qu’ils prennent leur temps de nous proposer un prix convenable, plutôt que de partir trop rapidement sur un niveau trop bas. Le contexte est morose en Europe pour toutes les entreprises. »
« En France, les rendements ont été légèrement au-dessus de la moyenne des cinq ans, à 47-48 t/ha, un peu inférieurs à ceux de l’an dernier. Mais les records de nos voisins allemands et néerlandais pèsent sur le marché. Cela étant dit, dans ces pays, les industriels produisent surtout de la fécule native, de base, moins bien valorisée que la production de Roquette. Une partie est destinée à des spécialités à forte valeur ajoutée, utilisées, par exemple, dans l’alimentation ou la pharmacie. Pour la campagne en cours, nous n’avons aucun souci de réception, avec, comme d’habitude, un calcul de la tare terre et des excédents payés au même prix que les autres pommes de terre. »