Paroles de lecteurs Pour réussir son installation en agriculture, il faut...

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... des parents agriculteurs qui ont « bien travaillé et pas eu trop d'enfants », de l'argent et surtout beaucoup prier, estiment les lecteurs de Terre-net, dont la plupart pensent que le dispositif d'accompagnement proposé par les organisations professionnelles agricoles n'est pas adapté aux besoins actuels des porteurs de projets. Chenesclairs et drd, eux heureusement, ne regrettent pas de s'être installés.

paroles de lecteurs terre net parcours a l installation en agriculture « À nous, paysans, de créer une autre forme de transmission des exploitations agricoles », propose foue(©Terre-net Média)

Chenesclaires : « Je me suis installé en agriculture il y a 7,5 ans et c'est cool ! Merci le dispositif d'accompagnement à l'installation ! »

« Ça valait la peine de s'installer ! »

drd : « Je suis dans ma 5e année post-installation. Certes, il y a quelques contraintes mais ça en valait la peine ! Le plan d'entreprise (PE) est comme un tableau de bord : on peut rapidement voir sur quels curseurs jouer quand une prévision n'est pas tenable et si on va dans le mur (car l'entreprise comporte des risques parfois irréversibles), on peut l'anticiper. J'ajoute que la nouvelle DJA est un argument de plus pour choisir le parcours aidé à l'installation en agriculture, parcours qui permet d'avoir plus de considération de la part des banques. (...) »

« Beau sur le papier »...

oducrocq : « Le parcours à l'installation est comme le reste : beau sur le papier mais pas adapté à l'agriculture d'aujourd'hui ! On ne connaît pas les prix à six mois et on nous demande des PE à quatre ans, cherchez l'erreur !! Cela ne sert qu'à faire vivre les chambres, les centres de gestion et l'administration. Nous sommes deux jeunes agriculteurs sur l'exploitation. Nous ne regrettons pas notre installation mais nous regrettons de l'avoir réalisée avec le dispositif d'accompagnement à l'installation. Au bout des quatre ans, la DJA est entièrement consommée par les études diverses et variées et toute la paperasse administrative... »

Changement : « (...) De toute façon, tous les organismes agricoles qui s'occupent de l'installation restent dans leur bulle, laquelle enferme les jeunes dans un système irrespirable. »

foue : « Les administrations sont toujours en retard de deux à trois ans. Elles sont de plus en plus inadaptées à la réalité des fermes. À nous, paysans, de créer une autre forme de transmission des exploitations agricoles : pas de revenus, pas de charges sociales ou suspension automatique des prêts par exemple. Diminuer les taxes foncières, accorder un revenu fixe pendant trois ans au moins, trouver d'autres modes de financement du matériel sont aussi des pistes à explorer. (N.B. : les banques ne jouent plus leur rôle, mieux vaut demander leur le bilan actif et passif avant toute chose). Sinon nos campagnes vont mourir à petit feu... »

« Aller à la messe ou en Europe de l'Est »

jfpb08 : « Pour s'installer, il faut son cerveau, un comptable et un banquier, tous les autres intervenants n'ont aucune utilité. »

Grochat : « Non, pour s'installer, il faut que les parents et les grands-parents aient bien travaillé et pas eu trop d'enfants... »

Maxens : « C'est vrai que cela aide, mais quand tu vends ton blé ou ton lait, moins cher que le coût de revient, ça te permet juste de gagner un peu de temps... De toute manière, sans prix, pas de miracle ! Tant que l'opinion publique n'acceptera pas que l'agriculteur doit gagner sa vie, point de salut... »

Voir l'infographie interactive : L'installation agricole en chiffres

Connrad : « Pour s'installer, il faut surtout de l'argent ! Ou alors faire le mort pendant sept ans, le temps que les premiers crédits s'arrêtent. Il faut également aller à la messe tous les dimanches et ne pas oublier d'allumer un cierge pour que rien ne dérape : pas de panne de matériel, pas de sécheresse, pas de chute de prix, etc. Bref, complètement irréaliste !! (...) »

Maxens : « Pour s'installer en grandes cultures, il faut aller en Europe de l'Est, parce que l'État français ne veut plus d'agriculteurs ! »

Pipo : « Trop tard pour l'Europe de l'Est, l'avenir, c'est plutôt l'Afrique. En République Démocratique du Congo, il reste beaucoup d'hectares cultivables avec un accès à l'eau. »


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