Sécheresse, compétitivité… Après une année difficile, l’AGPM poursuit sa mobilisation pour les producteurs

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Malgré une hausse des surfaces, les rendements très décevants de 2020 rappellent l’importance de renforcer la résilience et la compétitivité de la production de maïs, a souligné l’AGPM lors de son assemblée générale, le 26 novembre. Ce qui devra passer par la Pac, la disponibilité des moyens de protection, et le soutien de l’État.

Malgré l'année difficile, l'AGPM reste mobilisée pour apporter des solutions aux producteursMalgré l'année difficile, l'AGPM reste mobilisée pour apporter des solutions aux producteurs. (©Terre-net Média)

Plutôt résiliente, la production de maïs française a cependant été mise à l’épreuve par un climat très peu favorable cette année et ce, pour toutes les productions. Ainsi, les rendements s’avèrent inférieurs à la moyenne quinquennale en grain, et inférieurs aux objectifs en maïs semences et maïs doux.

Ces aléas ne font que conforter l’Association générale des producteurs de maïs (AGPM) dans sa volonté de renforcer les leviers permettant d’assurer une production française, dans un contexte où les objectifs de souveraineté alimentaire sont accentués. À l’occasion de son assemblée générale, tenue par visioconférence le 26 novembre, l’organisation a réaffirmé sa stratégie « Ambition maïs 2025 » dévoilée en 2019.  

Stockage de l’eau

Parmi les leviers identifiés pour sécuriser la production de maïs, l’AGPM milite pour un premier pilier de la Pac fort et un soutien à l’assurance et à l’investissement, notamment dans le stockage de l’eau, qui reste en effet un sujet fort de revendication, pour les producteurs de maïs. « Après trois années de sécheresse, on pourrait répondre à cette problématique de façon concrète avec l’irrigation », souligne Daniel Peyraube, président de l’AGPM, ajoutant qu’il faut, « malgré la lenteur et la difficulté, mesurer le chemin parcouru depuis quelques années ».

Le plan de relance offre d’ailleurs certaines perspectives sur ce point, précise Éric Frétillère, président d’Irrigants de France, en particulier sur le matériel et les outils d’aide à la décision. « Il va falloir se mobiliser pour que le plus grand nombre puisse y avoir accès, les OAD sont de plus en plus performants et précis, permettent une meilleure connaissance des besoins en eau, des sols, ce sont des améliorations techniques qu’il faut vraiment que l’on prenne rapidement », explique-t-il. Intervenant en vidéo, le ministre de l’agriculture a assuré de son soutien en ce sens et a invité les maïsiculteurs à se saisir du plan de relance.

Bas carbone, HVE

L’AGPM a rappelé parallèlement ses objectifs en matière de certification HVE, soit 10 000 exploitations maïsicoles certifiées HVE, et de 1 million de tonnes de carbone stocké sous crédits label bas carbone en 2025, avec un cahier des charges adapté à la production de maïs. Un dossier a par ailleurs été déposé, avec les autres associations spécialisées du végétal, auprès du ministère de l’écologie pour faire valider une « méthode grandes cultures » et permettre l’émergence de projets générateurs de crédits carbone

L’AGPM attend, sur toutes ces questions, « un cap clair, et une vision partagée » de la part des pouvoir publics, pour que le maïs puisse « relever le défi du réchauffement climatique, de la maîtrise des énergies, du renouvellement de nos matériaux », rappelle ainsi Daniel Peyraube.


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