Fortes gelées « Entre 30 000 et 55 000 hectares de betteraves détruites », selon la CGB

Terre-net Média

Selon la Confédération générale des planteurs de betteraves (CGB), les vagues successives de gel sont venues détruire entre 30 000 et 55 000 hectares de betteraves en cours de levée. Après une campagne 2020 durement frappée par la jaunisse, le syndicat des betteraviers français appelle au déblocage de mesures de soutien exceptionnelles.

« À l’issue du week-end Pascal, une première vague de gel avait durement frappé les agriculteurs d’Ile-de-France et du Centre auxquels il fallait ajouter les exploitants de zones limitrophes. Dans la nuit de dimanche à lundi, sont venus s’ajouter plusieurs milliers d’hectares dans la région Grand Est et même dans les Hauts-de-France. Et des températures négatives sont encore attendues dans les prochains jours. Le diagnostic final reste encore à préciser mais le constat est déjà sans appel : la filière betteravière française n’a jamais connu de telles pertes liées au gel ! », indique la CGB dans un communiqué du 12 avril 2021.

Elle estime, en effet, « entre 30 000 et 55 000 hectares de betteraves en cours de levée » détruites par le gel, soit plus de 10 % de la sole betteravière française.

« Une nouvelle impasse technique et réglementaire »

Pour le syndicat, « les pertes dépassent déjà nettement 600 €/ha entre le surcoût de ressemis et les pertes potentielles de rendement liées aux ressemis tardifs. D’autant que la réglementation prohibe la possibilité de ressemis avec des semences traitées aux néonicotinoïdes exposant les exploitants à d’importantes difficultés en cas de résurgence de l’épiphytie de jaunisse. Il s’agit une nouvelle fois d’une impasse technique et réglementaire à laquelle sont exposés ces betteraviers ».

« Cet épisode de gel quelques mois après la jaunisse constitue une nouvelle catastrophe pour les betteraviers et vient fragiliser certains bassins de production ainsi que nos outils industriels, déclare Franck Sander, président de la CGB. Travaillons sur les différents pas de temps : à court terme, débloquons des mesures de soutien exceptionnel ; à moyen terme, bâtissons un dispositif financier pour affronter le risque jaunisse ; à long terme, intégrons dans notre plan stratégique national un dispositif ambitieux de gestion des risques économiques, climatiques et sanitaires tel que le permet le règlement Omnibus ».


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