L'actu d'Arvalis La gestion de la JNO en 4 minutes chrono

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De la transmission du virus de la JNO par les pucerons, aux méthodes agronomiques pour réduire le risque, jusqu’à l’observation au champ pour déclencher la lutte insecticide au bon moment… faites le tour de la problématique jaunisse nanisante de l’orge sur céréales à paille en 4 minutes. (Mise à jour de l'article à 13h58)


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La jaunisse nanisante de l'orge (JNO) est un « complexe de virus transmis aux plantes via les pucerons », rappelle Justin de Rekeneire, ingénieur régional Arvalis en Lorraine. « Lorsque les pucerons vont se nourrir de la sève des plantes, ils vont, s'ils sont porteurs du virus, le transmettre. La JNO touche de nombreuses graminées, principalement l'orge et le blé ».

« La période de transmission s'étale de la levée à la mi-montaison. Et les symptômes vont s'exprimer de différentes manières : on peut observer des moutonnements sur les orges ou à l'échelle des plantes, des jaunissements de la feuille sur orge et des jaunissements voire rougissements pour les feuilles de blé. Les plantes porteuses du virus ont aussi généralement des systèmes racinaires moins développés. »

Présence des pucerons fortement dépendante de la météo

« Il n'existe aucune lutte curative contre le virus. Le seul moyen de s'en protéger repose sur la gestion du vecteur : le puceron ailé ou le puceron aptère (sans aile et en colonie). » À savoir : « leur activité est fortement dépendante du climat, et notamment de la météo », souligne Benjamin Collin, ingénieur régional Arvalis en Lorraine. La pluie peut, par exemple, freiner ou retarder les vols de pucerons ailés et les températures jouent aussi un rôle dans la présence ou non des pucerons ailés et/ou aptères. « Ainsi, au-dessus de 12 °C, les pucerons vont pouvoir voler. Dès 3°C, leur activité va être fortement réduite, mais ils survivent et c'est seulement à partir de - 5°C que les pucerons meurent. »

Surveillance « absolument nécessaire »

Plusieurs solutions agronomiques permettent de lutter contre la JNO : premièrement, décaler la date de semis et éviter les semis précoces. « Le choix variétal est un autre levier mobilisable pour les orges fourragères. En ce qui concerne les orges brassicoles, « la liste officielle du CBMO (Comité des Brasseurs et Malteurs de France) ne comporte aucune variété tolérante à la JNO, mais certaines sont toutefois recommandées par un malteur et un brasseur, notamment Hirondella et plus récemment Coccinel », précise Isabelle Chaillet d'Arvalis. « Côté blé tendre, aucune variété n'est tolérante à ce jour », indique Benjamin Collin. « Attention aussi à combiner les leviers d'action ! »
Et dans tous les cas, « l'observation des pucerons reste absolument nécessaire », ajoute Justin de Rekeneire. Privilégier « lors de journées ensoleillées, sans trop de vent, ni de pluie et pendant les heures les plus chaudes de la journée. Il est important de continuer cette surveillance jusqu'aux toutes premières gelées ». Pour cela, « comptez le nombre de plantes habitées sur 10 consécutives et répéter l'opération a minima sur 5 lignes de semis différentes. Si vous avez plus de 10 % de plantes porteuses de pucerons ou si ces derniers sont présents depuis plus de 10 jours dans la parcelle, une intervention insecticide est alors à prévoir ».
Texte : Sophie Guyomard avec Arvalis

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