Revue des réseaux sociaux Des semis de colza encouragés par des conditions météo favorables

Terre-net Média

Les semis de colza vont bon train actuellement. Pour d'autres agriculteurs, c'est déjà de l'histoire ancienne et les premiers colzas sortent de terre. Globalement, les conditions météo se montrent plus propices au démarrage de la culture que l'année dernière.

Les semis de colza battent leur plein en France. Sur les réseaux sociaux, les agriculteurs sont nombreux à partager des photos et des vidéos de leurs travaux dans les champs. Comparées à l'année dernière, les conditions météo se montrent plus favorables pour les semis cette campagne. En effet, les quelques précipitations reçues ont permis de « rendre le sol plus propice à une germination rapide des graines », comme l'explique David Forge dans une vidéo sur Youtube.

Cliquez sur le curseur pour lancer la vidéo de David Forge.

La technique du colza associé se développe

Au fil des années, la technique du colza associé semble faire de plus en plus d'adeptes. Les bénéfices recherchés sont multiples : « améliorer la nutrition azotée et le fonctionnement du colza, renforcer la compétition des adventices qui lèvent en décalé et limiter les dégâts occasionnés par les larves d'altises et de charançon du bourgeon terminal », présente Terres Inovia.

Selon l'institut technique, cette pratique permet ainsi de « maintenir voire augmenter le rendement du colza tout en réduisant les besoins en fertilisation azotée et en désherbage et en contribuant à la fertilité des sols ». Attention à « ne pas considérer que cette technique peut résoudre tous les problèmes agronomiques », note toutefois Terres Inovia.

Chez certains, le colza pointe déjà le bout de son nez...

Alors que les semis de colza démarrent pour certains agriculteurs, pour d'autres, c'est déjà de l'histoire ancienne. On observe les premières levées de colza grâce notamment au retour de pluies significatives. Attention par contre : si l'humidité des sols est propice aux semis et aux levées rapides du colza, les repousses de céréales en bénéficient également.

... et il faut aussi commencer la surveillance des ravageurs

Dès le semis, Terres Inovia encourage les agriculteurs à positionner des cuvettes jaunes afin de « détecter l'arrivée des ravageurs du colza ». À l'automne, « une cuvette enterrée et une cuvette sur végétation sont nécessaires » : la première pour les altises d'hiver et la seconde pour les autres coléoptères ravageurs. L'institut technique conseille de placer la cuvette à « au moins 10 mètres de la bordure, si possible près d'un ancien champ de colza ». « Le nombre de captures n'est toutefois pas directement corrélé au nombre d'insectes réellement présent dans la parcelle et encore moins aux dégâts potentiels », met en garde Terres Inovia. « L'interprétation des relevés de piégeage est qualitative :

  • Cuvette enterrée : le nombre de captures dépend du nombre d’insectes présents mais également de leur activité, c’est-à-dire de leur capacité à se déplacer. Les piégeages des altises d’hiver doivent s’interpréter en tant que présence/absence des insectes dans la parcelle.
  • Cuvette sur végétation : ces pièges sont surtout efficaces lorsque les insectes arrivent dans les parcelles. Une fois les insectes bien installés dans le couvert, ils ne sont généralement plus piégés. Ces pièges permettent donc de détecter les vols de ravageurs ».

En complément des piégeages, « l’observation sur plantes est nécessaire pour prendre la décision d’intervenir ou non ».


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