L'actu de Terres Inovia Des semis de pois de printemps retardés par la météo

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Les semis de pois de printemps sont assez sportifs cette année, il faut jongler avec les pluies et veiller à un ressuyage suffisant plutôt que de passer en force. Terres Inovia fait également le point sur l'arrivée des ravageurs de début de cycle.

Pois de printempsPour les semis de pois de printemps, il est important de veiller à un ressuyage suffisant des terres. (©Terre-net Média)

En terres superficielles, certains ont profité de la fenêtre du 20 au 25 janvier. Encouragées par les températures printanières et l'humidité, les levées ont été très rapides (environ 2 semaines). Pris de court, certains producteurs ont dû revoir leur programme de désherbage initialement prévu en prélevée. Retour aux pratiques historiques de post-levée stricte : 2 applications à 15 jours d'intervalles sur de jeunes dicotylédones pour maximiser l'efficacité. Une deuxième vague de semis s’est déroulée début février tandis que la troisième est en cours notamment dans les sols plus profonds.

Selon Terres Inovia, l’implantation est encore possible sur la première quinzaine de mars mais le risque de stress hydrique est accru à cause du retard de la période de floraison dans plusieurs régions. Cette pratique est de fait plutôt conseillée en sol à réserve utile moyenne à élevée.

Pour les semis déjà réalisés, l'activité des ravageurs de début de cycle pourrait bientôt suivre. Afin de prévenir toute nuisibilité sur pois et féverole de printemps, l'institut technique recommande une observation régulière des parcelles.

Surveiller le sitone sur pois et féverole jusqu’à 6 feuilles

Le sitone est un coléoptère de 3,5 à 5 mm de long, de couleur gris brun, avec des yeux proéminents, de la famille des charançons. Il s’attaque au pois et à la féverole de printemps par beau temps, lorsque la température dépasse les 12°C. Les adultes se nourrissent des feuilles, leurs morsures créant des encoches bien visibles.

La nuisibilité réelle du sitone est liée aux larves issues des pontes au pied de la plante. Ces larves s’attaquent au système racinaire et en particulier aux nodosités, perturbant la nutrition azotée de la plante. Dans le cas du pois, la nuisibilité peut atteindre 10-12 q/ha. La nuisibilité est d’autant plus élevée que la légumineuse est peu développée. La féverole est généralement moins sensible que le pois.

Les encoches comme signe d’activité à surveiller

Il n’y a pas de solution pour atteindre les larves dans les nodosités, la lutte vise donc les adultes. Il est recommandé d’observer la présence d’encoches sur les feuilles des parcelles entre les stades levée et 6 feuilles, stades correspondant aux périodes d’alimentation et de ponte des adultes.

Un traitement à base d’un pyréthrinoïde homologué à cet usage peut se justifier selon les observations d’encoches et la culture. Sur pois, intervenir si 5 à 10 encoches sont observées sur les dernières feuilles émises. Sur féverole, intervenir si présence de nombreuses encoches sur toutes les feuilles. Passer ce stade 6 feuilles, l’intervention n’est plus utile car les adultes ont déjà pondu. Les sitones arrivant en général après les thrips, il est rare de pouvoir maîtriser ces deux ravageurs par une seule application en végétation. 

Le thrips du pois, un insecte généralement peu nuisible

Insecte de petite taille (1 à 2 mm) et de couleur brun foncé-noir, le thrips peut nuire au développement du pois par ses piqûres d’alimentation. Le thrips pique la plante pour se nourrir et injecte une salive toxique qui initie de nombreuses ramifications. Les plantes sont naines et portent peu de gousses. Le stade sensible va de la levée à 2-3 feuilles. Les thrips sont peu nuisibles si la croissance est rapide. Si la levée est lente et les pois peu poussants la nuisibilité peut être élevée. À noter que les précédents lin et céréales peuvent favoriser la présence de ce ravageur. Le thrips est actif à partir de 7-8°C.

Un test simple pour bien observer l’insecte

Prélever une dizaine de plantes entières dans la parcelle au hasard, enlever la terre des racines, puis mettre les plantes dans un sac plastique qui sera laissé quelques heures au soleil. Compter alors les insectes sur les parois du sac.

Intervenir au seuil de nuisibilité avec un pyréthrinoïde homologué

La protection de sa parcelle peut se justifier à partir du seuil de 1 thrips par plante en moyenne avec un pyréthrinoïde homologué. Le pois d’hiver, par son cycle avancé, évite la phase de sensibilité au thrips. Le thrips est sans conséquence pour la féverole.


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