[Vu sur Youtube] Destruction de couverts Marc observe son sol avant l'implantation des féveroles de printemps

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En vue de sa transition vers l'agriculture de conservation des sols (ACS), Marc, agriculteur youtubeur normand, a fait appel à Matthieu Loos de Terres Inovia pour le conseiller sur la destruction de ses couverts végétaux et l'implantation à venir de féveroles de printemps sur son exploitation.

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L'agriculteur du Calvados profite d'une opportunité météo pour attaquer la destruction de certains couverts végétaux. Pour l'aiguiller dans cette étape, il a fait appel à Matthieu Loos, ingénieur de développement Terres Inovia Centre & Ouest et référent Syppre Berry.  Objectifs : observer l'état du sol et identifier la stratégie à suivre pour l'implantation à venir de féveroles de printemps.

« Est-ce que mon sol est capable de dégrader le carbone ? »

L'agriculteur explique le contexte : « nous sommes ici dans une parcelle de 18,5 ha, avec un précédent blé tendre d'hiver. Le terrain est limoneux-argileux et le climat océanique : nous avons généralement peu de gelées en bord de mer et beaucoup de pluie, environ 900 - 1 000 mm/an. Le couvert en place se compose de moutarde blanche, phacélie, trèfle d'Alexandrie et radis chinois », détaille-t-il dans une vidéo publiée sur sa chaîne Youtube Marc vers l'agriculture de conservation

Concernant le choix des couverts, il faut bien avoir en tête ses objectifs, note Matthieu Loos. En vue de sa transition vers l'ACS, Marc souhaite notamment stocker du carbone. L'expert attire alors notre attention : ramener du carbone via les couverts végétaux est une bonne chose, « mais il faut se demander : est-ce que mon sol est capable de le dégrader ? Pour cela, il faut de l'azote dans le sol ». « Attention aussi au travail du sol effectué ensuite ! » Pour « voir ce dont le sol a besoin », Matthieu Loos conseille de réaliser un test bêche, voire un mini-profil 3D avec un télescopique. « Juste par l'observation, on peut déjà se rendre compte de plein de choses et adapter son système en fonction », estime ainsi l'agriculteur.

Pour sa transition vers l'ACS, Matthieu Loos se dit plutôt confiant : il constate notamment « un bon enracinement des radis chinois (15 cm environ) et observe des galeries de vers de terre à 40-45 cm ».  Attention toutefois à « la porosité du sol et une présence peut-être trop importante de terre fine au niveau du passage de disques ». Suite aux conseils de l'expert, Marc pense alors : « pour l'implantation de la féverole de printemps, l'idéal serait de venir travailler le sol avec un outil à dents sur les 10 premiers cm ». Il nous donne rendez-vous prochainement pour la suite des travaux sur cette même parcelle. 


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