Revue des réseaux Les agris profitent d'un créneau météo pour avancer les semis de céréales 2020

Terre-net Média

Entre récoltes et semis, la période est chargée en ce moment dans les champs. Si la pluie a perturbé le début des semis de céréales dans plusieurs régions, un créneau plus propice semble s'ouvrir. Sur les réseaux sociaux, les agriculteurs partagent photos et vidéos de leurs chantiers.

« On a prié tout l'été pour avoir de l'eau et depuis fin septembre, la pluie ne semblait plus vouloir s'arrêter », indiquait, lors du dernier conseil spécialisé "grandes cultures" de FranceAgriMer, son président Benoît Piètrement, également agriculteur, soulignant alors le paradoxe de la météo, qui a handicapé le démarrage des semis de céréales dans plusieurs régions françaises. « Le bon temps pour les paysans, c'est le temps qui ne dure pas », rappellent souvent les agriculteurs. 

Au 12 octobre 2020, l'observatoire Céré'Obs comptait 17 % des parcelles d'orge d'hiver semées (contre 32 % l'année passée, à la même date) et 12 % des parcelles de blé tendre (contre 16 % en 2019).

Une fenêtre météo plus favorable

La crainte d'avoir un automne pluvieux comme la précédente campagne est dans tous les esprits. Néanmoins, les pluies semblent vouloir faire un répit quelques jours dans plusieurs régions, offrant un créneau plus propice pour avancer dans les semis. Labour, semis classique ou en direct... les agriculteurs partagent sur les réseaux sociaux leurs chantiers : 

Cliquez sur le curseur pour lancer la vidéo. 

Et même la nuit, les semis continuent ! Comme chez Brice Veaulin et Adrien Besnouin : 

Retrouvez toutes les prévisions météorologiques de vos parcelles en vous connectant sur :  Observatoire météo de Terre-net Média

Semences certifiées ou semences de ferme ?

Pour ces semis de céréales d'hiver 2020, 54,8 % des agriculteurs utilisent moins de 30 % de semences certifiées d'après un sondage publié sur terre-net.fr entre le 6 et le 14 octobre 2020 (2 137 votants) : 9,4 % entre 15 et 30 %, 34,2 % moins de 15 % et 11,2 % pas du tout. 

C'est notamment le cas de David Forge, agriculteur youtubeur en Indre-et-Loire, qui fait le choix des semences fermières pour les cultures d'orge, de blé, féverole et colza sur son exploitation, pour faire des économies notamment. Pour le blé tendre par exemple, le coût est de 30-35 €/ha, au lieu de 85 €/ha avec des semences certifiées. « Dans le mélange, j'insère des variétés qui ont plus ou moins le même profil de maturité et de précocité ». Pour cette campagne, le mélange des variétés de blé tendre est composé de Macaron, RGT Cesario et Ascott. 

L'agriculteur avait acheté, l'année passée, des semences certifiées pour « renouveler les variétés utilisées dans son mélange » et ainsi « rester connecté à la génétique » : cela permet d'avoir des « variétés plus résistantes aux maladies, et qui soient autant voire plus productives ». Au bout de 2-3 ans, David Forge ne s'empêche pas aussi de renouveler ses semences avec des certifiées, afin « d'éviter de semer des espèces non-désirables (adventices), même si les semences de ferme sont triées... L'ergot reste aussi difficile à trier à la ferme. » Concernant le blé, il a recours à un prestataire, qui gère le triage et l'enrobage des semences : « ici Celest net, pour protéger les plantes de la septoriose et de la fusariose », ajoute l'agriculteur.

Retrouvez l'intégralité du témoignage de David Forge dans sa vidéo ci-dessous : 

Comment avancent les semis de céréales chez vous ? N'hésitez pas à laisser un commentaire. Et en attendant de vous lire, bon courage à tous ! 

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