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Sécheresse en Argentine, trop de pluie au Brésil, vague de froid aux États-Unis : de l'autre côté de l'Atlantique, il ne fait pas bon pour les cultures !

pluie au bresil secheresse en argentine prejudiciables au mais et colzaLes précipitations brésiliennes et, à l'inverse, le temps sec argentin risquent « d'entamer les potentiels de rendement » du soja et du maïs. (©Pixabay, Terre-net Média) 

Même si la Bourse de commerce de Buenos Aires a réhaussé de six points son pourcentage de cultures de maïs dans un état "bon à excellent" en Argentine, ce ratio n'atteint que 30 % début mars 2021, soit 29 points de moins que l'année passée ! La faute au « retour d’un climat sec et chaud dans les principales zones de production », explique Marius Garrigue sur Terre-net.fr, qui pourrait « entamer à nouveau les potentiels de rendement. »

Au Brésil, pourtant pas très éloigné, le contraste est saisissant : les précipitations régulières bloquent la seconde vague de semis de maïs, effectuée à 39 % seulement, contre 67 % l’an dernier ! « Ces retards et perte de potentiel risquent ainsi de limiter les opportunités d’importations européennes sur la deuxième partie de campagne », estime le spécialiste. Ainsi, la Commission européenne a abaissé de 2 Mt son objectif d'import, à 16,5 Mt. Avec la réduction « de la récolte de l'UE de 2,2 Mt, à 62,6 Mt, les stocks ont par conséquent été diminués de 1,1 Mt, à 17,9 Mt », ce qui représente « une chute de 4 Mt » comparé à 2019-2020.

État et récolte de soja aussi impactés

Même situation en soja qu'en maïs : la sécheresse argentine altère les cultures, donc les perspectives de production pour 2021. Seuls 15 % des parcelles sont notées "bonnes à excellentes" par la Bourse de commerce de Buenos Aires : une baisse de 4 points de par rapport aux précédentes estimations et de 49 points en un an ! Quant aux pluies brésiliennes, elles « entravent l’avancée des récoltes et causent des dégâts dans les champs », ajoute Marius.

Aux USA et en blé, c'est « le coup de froid de la mi-février » qui a érodé les rendements prévisionnels. « Le bureau de l’USDA du Kansas a notamment dégradé de trois points son pourcentage de parcelles "bonnes à excellentes",  à 37 %, tandis que les notations dans le Texas ont été réduites de deux points, à 28 %. » En France en revanche, le taux de blé "bon à excellent" est pour le moment de 83 % selon FranceAgriMer, 20 % supérieur à un an plus tôt à la même date, mais dans la moyenne quinquennale.

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