L'actu de Terres Inovia Colza associé : une des clés de la réussite de la culture

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Le colza associé à une légumineuse gélive est implanté dans un nombre croissant de parcelles afin de soutenir la croissance du colza jusqu’à la phase hivernale et de limiter les dégâts de ravageurs à l’automne.

Colza et féveroleL’implantation précoce est indispensable pour profiter des avantages de la culture associée. (©Nathalie Tiers) La technique du colza associé permet d’accroître le statut azoté du colza au cours de l’automne et par conséquent de faire perdurer l’effet vert jusqu’à la période hivernale. Cette optimisation de l’absorption azotée s’explique par une exploration des ressources du milieu maximisée par la complémentarité des appareils racinaires. Les travaux de recherche ont montré que la concentration en azote des parties aériennes était plus importante en entrée d’hiver et que ces colzas valorisaient également mieux l’azote au printemps. L’association à des légumineuses gélives est donc un des leviers pour soutenir la croissance du colza au cours de l’automne et obtenir un colza plus robuste face aux attaques des ravageurs.

Dans des essais en micro-parcelles et en parcelles agricoles, Terres Inovia montre que les taux d’attaques (altise d’hiver et charançon du bourgeon terminal) sont réduits en moyenne de 10 à 15 % avec un colza associé, comparativement à un colza cultivé seul. Dans les essais où les associations sont développées (> 300 g/m²), la réduction du taux d’attaque peut atteindre 30 %. Par ailleurs, lorsque la couverture est importante (biomasse colza + plante associée > 1,5 kg/m² entrée hiver) on peut attendre une réduction de la concurrence adventice voire une réduction des levées tardives de ces dernières.

Comment réussir son couvert associé ?

L’implantation précoce est indispensable pour profiter des avantages de la culture associée. En cas d’implantation tardive ou ratée, cette association n’aura aucun effet. La culture doit idéalement être levée fin août afin d’avoir une production de biomasse et racinaire suffisante (200 g/m² minimum de biomasse aérienne pour assurer ses bénéfices). Par ailleurs, plus le stade de la culture associée sera avancé lors de l’arrivée de l’hiver, plus elle sera encline à être détruite par le gel, évitant la destruction chimique avec Mozzar ou Lontrel SG.

Les adventices dicotylédones doivent être sous contrôle afin de pouvoir appliquer cette technique. Les doses d’herbicides antidicotylédones doivent être réduites afin d’éviter toute phytotoxicité sur les légumineuses. Ces doses modulées sont souvent insuffisantes sur des populations importantes d’adventices telles que les géraniums. D’autres leviers agronomiques et chimiques doivent être mis en place dans ces situations. Si une implantation dans une parcelle avec une problématique dicotylédone est prévue, il est nécessaire de réaliser son implantation sans travail du sol au préalable et avec un semis direct sans flux de terre afin d’éviter toute levée.

Enfin, il faut choisir les bonnes espèces. Privilégiez les mélanges d’espèces complémentaires avec par exemples des couverts gélifs et/ou ne posant pas de problème si non-destruction pendant l’hiver. Pensez également à prendre en compte le risque bioagresseur à la rotation ; si un risque aphanomycès est présent à la rotation, l’utilisation de lentilles ou certaines variétés de trèfles sont à proscrire. L’équipement disponible conditionne les espèces à implanter. L’utilisation d’une espèce à grosse graine comme la féverole implique l’utilisation d’un semoir à double trémie ou le semis en plusieurs passages.


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