En vidéo Pour allonger sa rotation, S. Galmiche (38) s'est tourné vers la lentille

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Agriculteur bio en Isère et membre du groupe Dephy Ferme "mixte éleveurs-céréaliers du Nord-Isère", Sébastien Galmiche a fait le choix d'introduire la lentille dans sa rotation en 2018 pour faire des économies en azote, couper le cycle des ravageurs et des adventices.

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Située à 30 km au sud de Lyon, dans le nord de l'Isère, l'exploitation de Sébastien Galmiche en agriculture biologique est diversifiée, entre un élevage de poules pondeuses, 8 ha d'arboriculture (poires Williams) et 153 ha de cultures. Parmi ces dernières : blé tendre, orge, colza, maïs, tournesol, soja, cameline, quinoa et chia. L'agriculteur a également introduit en 2018 la lentille.

Pour chambouler le cycle des adventices et des ravageurs 

Si les conditions climatiques ont particulièrement perturbé la campagne 2021, Sébastien Galmiche met en avant plusieurs avantages de la culture de lentille : « son cycle décalé, notamment, par rapport aux autres cultures comme le blé. Il est beaucoup plus court, ce qui permet de chambouler ceux des ravageurs et des adventices », témoigne-t-il dans une vidéo publiée sur la chaîne Youtube du Réseau Dephy Écophyto. Avec un semis au mois d'avril, les charges de travail sont aussi plus étalées dans le temps. 

De plus, la culture étant au ras-du-sol, l'agriculteur en profite pour faire passer « une écimeuse afin de détruire les épis du sorgho d'Alep ou même les fleurs d'Ambroisie, et ainsi éviter la dissémination de graines ». Il constate grâce à l'introduction de la lentille une « réduction de la pression chardons sur blé et il a divisé par 3 le désherbage mécanique sur la culture d'hiver suivante ».

Autonomie en azote 

Concernant l'implantation, Sébastien Galmiche a recours à un labour et un semis en combiné classique. La lentille se montre, par contre, « difficile à désherber mécaniquement ». Pour faire face à ce souci en agriculture biologique, l'agriculteur a donc mis en place, en lien avec son groupe Dephy, le semis en association avec de la cameline. « L'avantage aussi, c'est que les deux cultures peuvent être récoltées en en même temps ».  Un autre atout de la lentille mis en avant par Sébastien Galmiche, non négligeable surtout dans le contexte actuel : « elle est autonome en azote. Cela permet une économie de 100 unités/ha environ et assure un reliquat d'environ 50 u pour la culture suivante  », estime-t-il. 

À noter toutefois, le premier aspect important à prendre en compte avant de se lancer : « c'est la contractualisation, rappelait dernièrement Gwénola Riquet de Terres Inovia. Elle va définir la variété que vous allez mettre en place, car cette dernière est directement en lien avec le débouché ». Sébastien Galmiche, lui, a opté pour la vente directe, disposant déjà d'un atelier existant, qui lui « assure une bonne valorisation ».


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