[Vidéo] Réseau Syppre Quel couvert de légumineuses semer avant un maïs ?

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Dans le cadre du projet Syppre, les différents instituts techniques étudient différents systèmes de cultures innovants à base de maïs. Parmi les travaux en cours : l'implantation de couverts de légumineuses avant un maïs pour leur effet azote et également pour leur effet mulch afin de limiter la levée des adventices.

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Sur leur plateforme du Béarn, le projet Syppre travaille sur des systèmes de cultures innovants à base de maïs. Parmi les leviers étudiés : l'introduction de couverts végétaux de légumineuses. « L'objectif est d'obtenir une biomasse importante du couvert pour l'effet azote, mais également pour l'effet mulch qui permet de limiter les levées d'adventices lorsqu'on est en semis direct », explique Clémence Aliaga, ingénieur régional Arvalis Sud Aquitaine.

Quelle(s) espèce(s) de légumineuses choisir ?

Les équipes des instituts techniques mènent donc différents essais pour trouver notamment les espèces de légumineuses les plus adéquates avant un maïs. Parmi elles, la féverole montre de nombreux intérêts : « elle se détruit facilement mécaniquement et supporte bien les semis tardifs. En effet, une féverole semée fin octobre produira une biomasse intéressante », présente Sylvie Nicolier, ingénieur régional Arvalis, Ouest Occitanie. Elle peut toutefois « être dégradée par les maladies foliaires dans les situations à forte pluviométrie hivernale et laisser alors la place aux adventices ». Dans ce cas, « il est recommandé d'associer la féverole à une autre espèce comme le radis chinois ou la phacélie afin de conserver un bon pouvoir couvrant », ajoute Sylvie Nicolier.

Dans les situations où le semis du couvert est possible assez tôt, « les vesces sont aussi des légumineuses intéressantes », précise Clémence Aliaga. « Leur pouvoir couvrant permet de limiter les levées de mauvaises herbes. En revanche, il est difficile de les détruire mécaniquement. » Autre choix envisageable : le pois fourrager. « On ne peut toutefois pas espérer obtenir avec cette espèce une biomasse aussi importante qu’avec de la féverole, surtout en semis tardif. [...] Il est alors préférable d’associer le pois qui a un pouvoir couvrant assez limité ». D'autres essais sont menés avec différentes espèces comme la vesce de Narbonne ou les lupins.

Et quel outil choisir pour la destruction mécanique ?

Pour limiter le recours aux produits phytosanitaires, différents outils de destruction mécanique des couverts ont également été comparés sur la plateforme du Béarn. Le plus efficace semble être le déchaumeur à disques indépendants. Sur les deux profondeurs de travail testées (4 et 8 cm), celle à 8 cm montre une « destruction proche de l'optimum », selon Julien Noguiez, conseiller agro-équipements FDCuma 640. La herse rotative, aussi, est efficace en termes de destruction. Elle présente, par contre, « un débit de chantier et un coût élevé ». De plus, des paquets peuvent se former entre les rotors. Le rouleau Faca permet de « gérer de la biomasse » et est « efficace avant tout sur les espèces qui ont un port dressé ». Le déchaumeur à dents ne semble pas adapté pour cet usage : « 50 % des espèces sont encore en place après le passage », ajoute Julien Noguiez.


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