Cultures de printemps Surfaces d'orge, pois et pommes de terre au vert, recul pour les betteraves

Terre-net Média

Agreste, service statistique du ministère de l'agriculture, a révisé ses estimations de surfaces pour le mois d'avril. Nouvelle progression de la sole d'orge de printemps. En protéagineux et en pommes de terre de conservation et de demi-saison, les surfaces augmentent également. La sole de betteraves industrielles enregistre, par contre, un recul pour la deuxième année consécutive.

Semis de printemps Les agriculteurs qui ont pu bien avancer dans leurs semis de printemps attendent désormais la pluie avec impatience. (©@PierrotRoland/Banque d'images FranceAgriTwittos)

D'après les données Agreste du 1er avril 2020, les surfaces d'orges augmentent de 2,8 % sur un an, « grâce notamment à la forte hausse des orges de printemps : + 8,9 %. Cette culture vient compenser en partie les difficultés d'implantation des cultures d'hiver ». « La forte hausse des surfaces de blé dur de printemps constatée en Vendée compense la baisse nationale des blés durs d'hiver ». Sur un an, la sole de blé dur augmenterait ainsi de 0,6 % pour atteindre 247 milliers d'hectares, « la baisse serait toutefois de 26,6 % sur la moyenne quinquennale ».

Tendance à la hausse pour les protéagineux : + 12,5 % sur un an (272 milliers d'hectares). « Les surfaces de féveroles progresseraient de 11,8 % et celles de pois protéagineux de 10,5 % », précise le service statistique du ministère de l'agriculture.

La sole de pommes de terre de conservation et demi-saison est également en augmentation : + 3,8 % sur un an et + 15,2 % par rapport à la moyenne 2015-2019. « Elle devrait atteindre 159 milliers d'hectares, ce qui constituerait un record ».

Recul des surfaces de betteraves industrielles

Si une grande partie des cultures de printemps enregistre une hausse des surfaces, celles de betteraves industrielles accusent un recul de 5,2 % sur un an, « restant inférieures de 4,2 % à la moyenne 2015-2019 ». « La faiblesse des prix du sucre conduit les producteurs à se détourner de cette culture pour la 2e année consécutive », commente Agreste.

Appel à limiter les surfaces de lin fibre

En ce qui concerne la sole de lin fibre, Agreste n'a pas rendu à ce jour d'estimations. Les producteurs ont toutefois été appelés par l'AGPL à « réduire, autant que faire se peut, les surfaces d'emblavement », suite aux impacts du Coronavirus sur la filière.

En effet, « la crise sanitaire que nous traversons a conduit l’ensemble des 22 teillages français à arrêter leur activité pour une durée indéterminée. Les conséquences sont d’abord sociales et économiques avec la gestion du personnel et la transformation des récoltes 2019 puis 2020. Le report, la capacité de stockage de paille à la ferme vont être mis à rude épreuve dans les mois qui viennent... »

L'AGPL a notamment proposé à ses producteurs de « laisser les fourrières nues de lin et les semer avec un autre couvert végétal (trèfle, moutarde) ». Inéligibles en temps normal aux primes Pac, « ces fourrières pourraient être classées en SIE ».


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